Rencontre Trump-Lavrov: Poutine "prêt à fournir l'enregistrement"

Une image du président américain Donald Trump sur un écran de télévision à la Maison Blanche à Washington le 15 mai 2017

Une image du président américain Donald Trump sur un écran de télévision à la Maison Blanche à Washington le 15 mai 2017

Lâchés par un haut responsable de l'administration au Daily Beast, ces mots illustrent le sentiment d'impuissance qui règne à la Maison Blanche.

Dernière en date: le président américain aurait suggéré à son ancien directeur du FBI, limogé par ledit président la semaine dernière, qu'il abandonne l'enquête contre l'ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, soupçonné de liens avec la Russie. James Comey aurait consigné cette tentative d'étouffer une enquête dans des notes, qui ont commencé à fuiter dans la presse. "Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, une investigation approfondie confirmera ce que nous savons déjà: il n'y a aucune collusion entre ma campagne et aucun pouvoir étranger, déclare-t-il". La commission de contrôle du gouvernement de la Chambre, dirigée par un républicain qui autrefois enquêtait sur Hillary Clinton, a demandé au FBI de produire les fameuses notes de M. Comey, devenues en quelques heures les documents les plus recherchés des Etats-Unis.

Il a donné au chef de la diplomatie russe et à l'ambassadeur de Moscou, dans le Bureau ovale le 11 mai, des informations secrètes sur un projet d'opération du groupe Etat islamique.

Selon le New York Times, M. Comey était connu auprès de ses collaborateurs pour noter scrupuleusement le contenu de toutes les conversations dont il pensait qu'elles pouvaient prêter à discussion par la suite. C'est un test sans précédent pour le pays. Aux élèves, il a prodigué ce conseil, inspiré par sa propre aventure politique: "Ne laissez jamais, jamais tomber".

" C'est une des plus graves accusations qu'on puisse porter contre un dirigeant", a renchéri le sénateur démocrate Dick Durbin. "Je pense que le directeur (Comey) nous aurait peut-être informé s'il y avait eu une demande de cette nature", a-t-il affirmé, jugeant qu'il faudrait " plus que des sources anonymes " pour le convaincre.

Liberman s'est cependant abstenu d'évoquer l'éventuelle divulgation par le président américain d'informations qui auraient été transmises préalablement par Israël aux Etats-Unis.

M. Trump aurait partagé ces éléments avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis, Sergueï Kislyak.

Le président russe s'est dit "prêt à fournir l'enregistrement" du récent entretien à Washington entre Sergueï Lavrov et Donald Trump: "Si l'administration américaine l'autorise, nous sommes prêts à fournir l'enregistrement de la conversation entre Lavrov et Trump au Congrès et au Sénat américains", a déclaré Vladimir Poutine, au cours d'une conférence de presse à Sotchi avec le Premier ministre italien Paolo Gentiloni.

Ils soulignaient le risque que de telles informations se retrouvent entre les mains de l'Iran et de son allié, le mouvement terroriste chiite libanais Hezbollah, qui, comme la Russie, soutiennent le régime syrien.

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