150 macaques porteurs d'un herpès mortel pour l'homme abattus — Landes

Quelque 150 primates seraient concernés

Landes : la préfecture demande l'euthanasie d'une centaine de singes malades du parc de la Pinède

Mais depuis, ce parc animalier a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Dax en avril 2016 après avoir fait l'objet d'une procédure de suspension administrative par arrêté préfectoral à la suite de nombreux manquements.

Raison invoquée: les animaux seraient porteurs d'une forme d'herpès "dangereux pour l'Homme", pouvant engendrer en cas de morsure "des risques neurologiques graves".

L'exploitant n'avait d'autre issue que de faire procéder à l'euthanasie de l'ensemble des macaques de " La Pinède des singes ".

Il y a encore quelques années, la Pinède des singes à Labenne (Landes) proche de Bayonne était un site touristique convoité où il était possible d'observer dans six hectares des macaques de Java en liberté. "Les singes ne sont pas euthanasiés pour des raisons économiques mais sanitaires, après des tests réalisés par l'Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire]", précise Lionel Couture, directeur général des services de la commune de Labenne, contacté par Sud Ouest. La préfecture informera plus précisément, notamment sur le nombre exact de macaques euthanasiés, "une fois l'opération terminée, en fin de journée (vendredi)", a-t-elle indiqué.

Cette décision a été dénoncée par la Fondation Brigitte Bardot, qui avait demandé au préfet du département de suspendre cette "tuerie".

La préfecture n'a pas souhaité commenter la "lettre ouverte" de la Fondation Brigitte Bardot, qui dénonçait une "scandaleuse tuerie de 150 macaques, totalement disproportionnée face au problème sanitaire rencontré".

L'association de protection des animaux s'étonnait d'autant plus qu'elle affirmait avoir reçu en avril 2016 l'assurance de la préfecture qu'un "repreneur avait été trouvé pour assurer la poursuite de l'activité et le maintien des animaux" sur le site de Labenne. Selon Sud Ouest, il est impossible, pour le moment, de déterminer comment ces macaques ont contracté le virus.

"L'État a mobilisé les parcs zoologiques et les associations de protection des animaux pour placer ces animaux dans des conditions d'accueil conformes au bien-être animal".

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