Cumul, nucléaire, Philippe impose ses règles au gouvernement — France

Richard Ferrand secrétaire général du mouvement En Marche. 1/2

Richard Ferrand secrétaire général du mouvement En Marche. 1/2

Emmanuel Macron a aussi expliqué aux ministres que le chef de l'Etat devait fixer la stratégie, donner le cap et tenir l'équilibre des institutions et que le Premier ministre devait arbitrer. Le gouvernement dirigé par Edouard Philippe (Les Républicains) compte également quatre secrétaires d'Etat rattachés à Matignon.

La parité est par ailleurs parfaitement respectée, avec onze femmes et onze hommes et autant de ministres de plein exercice de l'un comme de l'autre sexe.

Edouard Philippe a énoncé jeudi des règles qui s'imposeront au gouvernement français nommé mercredi, en particulier sur la nécessité pour les ministres de démissionner des exécutifs locaux et d'agir avec pragmatisme sur le nucléaire, à quelques heures du premier conseil des ministres du quinquennat. Les défis sont nombreux pour le nouveau gouvernement français, dès 2017.

Le président Macron ne veut pas "verrouiller sa com'" mais exige des ministres "confidentialité" et "discipline", a assuré Christophe Castaner, invoquant des "raisons pratiques", en l'espèce l'organisation de la traditionnelle photo de famille du gouvernement dans le vestibule du palais présidentiel et non dans les jardins en raison d'une météo capricieuse.

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Copyright de l'image AFP Image caption Le gouvernement comprend des personnalités de la société civile, comme l'ancien animateur de télévision et militant écologiste Nicolas Hulot, nommé à la transition écologique.

L'ancien ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sous François Hollande hérite des Affaires étrangères, un département appelé désormais ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, alors que le sénateur-maire de Lyon et l'un des principaux soutiens d'Emmanuel Macron a été nommé ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur. "Je prône le renouveau des visages, donc il s'applique pour l'équipe gouvernementale de manière très claire".

Ni un gouvernement de droite, ni un gouvernement de gauche, ni un gouvernement En Marche. Il a réussi à faire venir dans la même équipe des socialistes, des radicaux de gauche, des centristes et des membres du parti Les Républicains.

"Nicolas Hulot suivra la feuille de route d'Emmanuel Macron", a poursuivi le porte-parole du gouvernement, en précisant: "Vous connaissez la position du président de la République élu qui est celle de mettre en œuvre la loi sur la transition énergétique, d'aller vers un mix énergétique [diversification des sources d'énergie] et de faire diminuer avec un calendrier responsable la part du nucléaire dans notre production énergétique". Notons toutefois que rares sont les gouvernements qui ont compté moins de 25 membres: quatre seulement depuis 1959, selon le décompte de Libé.

Une ministre aux Affaires européennes, la centriste Marielle de Sarnez, a également été nommée.

Autres représentants de la société civile intégrés: une professeur de médecine, Agnès Buzyn, en charge de la Solidarité et de la Santé, une chercheuse et présidente d'Université, Frédérique Vidal, pour l'Enseignement supérieur et la recherche, ou encore l'ancienne directrice des transports publics parisiens, Elisabeth Borne, aux Transports.

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