Des sauces italiennes... mais avec des tomates chinoises

Dans son ouvrage Jean Baptiste Malet dénonce

Un système mafieux derrière notre concentré de tomates?

"La criminalité dans l'agroalimentaire a pris une telle ampleur en Italie que les institutions la désignent sous le terme d' agromafia", explique Jean-Baptiste Malet. Pire, ce serait un "produit de marchandise de prédilection". Dans son livre "l'Empire de l'or rouge: Enquête mondiale sur la tomate d'industrie", le journaliste décrit une agriculture italienne en partie contrôlée par les mafias.

Exploitation de migrants, faux-étiquetage, produits importés de Chine ou des Etats-Unis. "Les consommateurs ne savent pas ce qu'ils mangent à cause des pratiques opaques des conserveries", assure-t-il au Parisien. L'auteur y révèle que l'Italie importe en effet de grandes quantités de tomates de Chine, de Californie ou encore d'Espagne.

L'enjeu est de taille pour les organisations criminelles: de 13 à 15 milliards d'euros par an. Problème: ces produits sont présentés dans les supermarchés comme "Made in Italy".

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