"Donald Trump se dirige droit vers une procédure de destitution" — Etats-Unis

Etats-Unis: face aux scandales, Trump dénonce un traitement injuste

"Donald Trump se dirige droit vers une procédure de destitution" — Etats-Unis

Selon James Comey, l'ancien directeur du FBI, cette phrase a été prononcée par Donald Trump, président des États-Unis, et lui était directement adressée lors d'un rendez-.

Selon le Washington Post, le président aurait aussi divulgué des informations sensibles confiées par Israël à propos du groupe Etat islamique (EI), lors d'un entretien avec le ministre russe des Affaires étrangères. La diplomatie russe publie son cliché, qui se retrouve en Une des journaux américains et provoque l'ire de la Maison Blanche.

Mercredi, alors qu'il visitait l'académie de la Garde côtière américaine au Connecticut, le président Trump a déclaré " qu'aucun président n'avait été traité aussi injustement " dans l'histoire américaine.

La commission, qui enquête sur les ingérences russes durant la campagne présidentielle de 2016, a également formellement demandé au directeur par intérim du FBI, Andrew McCabe, la production de toute note rédigée par l'ancien directeur "sur tout échange qu'il aurait eu avec de hauts responsables de la Maison Blanche et du ministère de la Justice et relatif aux investigations sur les actions russes". M. Comey aurait consigné cette tentative d'étouffer une enquête dans des notes dont plusieurs médias américains ont fait état.

A cela s'ajoute une affaire distincte, qui reflète selon les détracteurs du président son incapacité à exercer la fonction suprême.

"Les événements des deux dernières semaines ont ébranlé ma confiance dans la compétence et la crédibilité de cette administration", a déclaré Chuck Schumer, chef de l'opposition démocrate du Sénat. Si le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, pense que c'est là une diversion, Erick Erickson, un grand nom du conservatisme, ne doute pas, lui, qu'il y a beaucoup plus que ce qui est rapporté sur la confidentialité américano-russe.

Pour l'instant, les républicains refusent de se joindre aux appels de l'opposition démocrate à la nomination d'un procureur spécial pour reprendre l'enquête sur la Russie. Le député républicain Jason Chaffetz, président de la Commission parlementaire de surveillance de l'action gouvernementale, a demandé mardi soir une retranscription des communications entre Trump et James Comey, et s'est dit prêt à le faire via une assignation en justice.

"Nous avons besoin des faits", a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan, appelant à garder la tête froide. Fait-il toujours confiance au président?

Une poignée de républicains sont désormais favorables, avec des démocrates, à la création d'une commission d'enquête indépendante sur tous les aspects de l'affaire russe. Ont suivi le sénateur John McCain (qui trouve cela inquiétant), le sénateur Richard Burr (qui, en vain, avait essayé de contacter la Maison-Blanche avant-hier mardi) et la congresswoman Barbara Comstock (tout cela est hautement troublant).

Alors que la tempête politique gagne en intensité à Washington, Donald Trump, accusé d'avoir fait pression sur l'ex-directeur du FBI, a dénoncé mercredi le traitement que lui réservent les médias américains.

On ignorait si M. Comey avait accepté cette invitation à témoigner, que nombre d'élus du Congrès réclament avec insistance.

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