Donald Trump se pose en victime — Etats-Unis

L'ex-directeur du FBI Robert Mueller le 19 juin 2013 à Washington           SAUL LOEB- AFP  Archives

L'ex-directeur du FBI Robert Mueller le 19 juin 2013 à Washington SAUL LOEB- AFP Archives

Donald Trump a estimé que la nomination d'un procureur spécial dans l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle, annoncée la veille, "divise le pays". "C'est la plus grande chasse aux sorcières d'un politicien de l'histoire américaine!" a-t-il écrit sur Twitter après s'être plaint dans un autre tweet qu'un procureur spécial n'avait jamais été nommé pour enquêter sur les "activités illégales" de la campagne de Hillary Clinton et de l'administration Obama.

Donald Trump devrait s'exprimer jeudi en fin d'après-midi depuis les salons de la Maison Blanche lors d'une conférence commune avec le président colombien Juan Manuel Santos.

"Il n'y avait pas collusion avec la Russie même si les ennemies les disent", a-t-il répondu.

Selon le New York Times, M. Trump aurait fait pression sur ce dernier pour qu'il classe le volet de l'enquête concernant Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale soupçonné de jeux troubles avec les Russes.

"Non, non. Question suivante?", a interrompu le président, visage fermé. M. Comey aurait refusé, mais consigné cette conversation dans des notes qui ont commencé à fuiter dans les médias.

Cette nouvelle assertion sans preuves de Donald Trump témoigne de son agacement face à une nomination qui a pris la Maison-Blanche par surprise mercredi soir. Agé de 75 ans, Joe Lieberman fut le colistier d'Al Gore en 2000. L'éventualité d'une destitution de Donald Trump se propage parmi les républicains, alimentée par la dernière vague de scandales retentissant autour de la personnalité du Président américain, assure le magazine Politico. En février, quelques semaines seulement après sa nomination au poste de conseiller pour la Sécurité nationale, le général Michael Flynn avait dû démissionner.

Ces contacts, qui n'ont pas été révélés auparavant, font désormais partie du dossier examiné par le FBI et des commissions de la Chambre des représentants et du Sénat. Depuis, elle a confirmé quatre rencontres entre Sergueï Kislyak et des conseillers de Donald Trump.

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