Emmanuel Macron appelle son gouvernement à la solidarité

Avec Bruno Le Maire à l'Economie et Gérald Darmanin à l'Action et aux Comptes publics, Emmanuel Macron confie Bercy à la droite, toujours plus fractionnée, tandis que les socialistes entrés dans ce nouveau gouvernement affaiblissent encore un peu plus le PS. Oui en grande partie grâce à la société civile avec des personnalités quasiment inconnues des Français mais qui remplissent le critère de la compétence qu'avait édicté Emmanuel Macron. "Vous retrouverez toute votre place habituelle, votre capacité à interroger les ministres en sortant du Conseil des ministres, à interpeller, à filmer, la semaine prochaine". "A titre exceptionnel" aussi, la presse a été tenue à l'écart de la sortie du Conseil, mais l'Elysée promet qu'à "l'avenir, les journalistes pourront de nouveau s'adresser aux ministres à l'issue du Conseil".

"Emmanuel Macron, c'est l'homme sans projet parce que c'est l'homme sans conviction", avait souligné le député LR, qui avait proposé durant la primaire la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires, là où Macron veut en supprimer 120.000, ainsi qu'une baisse de la CSG, que le président souhaite augmenter.

Il a alors tenté de rassurer la profession. La parité y est respectée, avec onze femmes et onze hommes et autant de ministres de plein exercice de l'un comme de l'autre sexe, même si la présence du président et du Premier ministre fera pencher la balance du côté masculin.

Interrogé sur ce sujet lors du traditionnel point-presse organisé à l'issue du Conseil des ministres, Christophe Castaner a réfuté tout verrouillage ou toute tentative de contrôler les médias. Les Français semblent pourtant avoir accepté les réformes que prévoient Emmanuel Macron et son gouvernement. "Il en avait marre d'être considéré comme un jeune vieux de la politique", raconte l'un de ceux qui ont pu observer le maire du Havre pendant la campagne d'Alain Juppé, dont il était le porte-parole. Le MoDem a été bien récompensé du soutien qu'il a apporté à Emmanuel Macron. En bref, il s'agirait de renouveler la couverture.

"Je ne me serais pas engagé aux côté du président de la république, sur une fonction aussi lourde que le ministère de l'Economie, si nous n'étions pas d'accords sur les grandes orientations", a-t-il ajouté, avant de lister ses points de convergence avec le chef de l'Etat.

Mais il affirme que l'Elysée ne désigne pas les journalistes: "Nous ne choisissons pas les journalistes (.)".

Des explications qui n'ont pas convaincu nombre de rédactions. Parmi les signataires de cette missive, les sociétés des journalistes de l'AFP, BFM TV, Les Echos, Europe 1, Le Figaro, Rédaction nationale de France 3, France Info, France Inter, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, Le Parisien, Le Point, RFI, RMC, RTL, Télérama, et TF1. Ce n'est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards.

Le secrétaire général du parti Les Républicains, Bernard Accoyer, a ensuite précisé par communiqué que les "membres de LR" qui ont "rejoint" le gouvernement "ne font plus partie des Républicains".

Dernières nouvelles