Festival de Cannes: Le palmarès des looks du tapis rouge, jour 1

Charlotte Gainsbourg et son père Serge Gainsbourg sur le tournage du clip

Charlotte Gainsbourg et son père Serge Gainsbourg sur le tournage du clip"Tes yeux noirs d'Ind

"Quand elles seront toutes cassées, le film sera fini".

Arnaud Desplechin a l'habitude de tisser des liens entre ses personnages et ses films comme pour créer des passerelles dans sa filmographie mais aussi relier ses propres fantômes. Sur le papier, l'histoire se résume facilement: un cinéaste tourmenté trouve un certain équilibre avec une astrophysicienne, jusqu'à ce que son épouse disparue depuis vingt ans et qu'on croyait morte réapparaisse. Rien de nouveau donc si ce n'est que dans Les fantômes d'Ismaël, les auto-références sont tellement nombreuses qu'on ne sait plus à qui elles s'adressent.

Si le jeu des acteurs est formidable et la réalisation éblouissante, on peut se demander si le fond est à la hauteur de la forme, tant l'excentrisme narcissique des artistes d'une part, et le mal-être des quadras qui ne savent pas où ils ont mal d'autre part, sont devenus des clichés depuis pas mal de temps.

Les Fantôme d'Ismaël propose une narration complexe qui multiplie les récits parallèles et les mises en abyme. Depuis l'annonce de la sélection le mois dernier, l'image de Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg foulant le tapis rouge de Cannes côte à côte pour un même film suscitait l'excitation des festivaliers. Carlotta est évidemment un clin d'œil à celle de Vertigo d'Hitchcock. "Il y a une version plus mentale, et la version que vous venez de voir est la version plus sentimentale".

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