"Il existe d'autres alternatives" à Notre-Dame-des-Landes — Hulot

Le réacteur numéro 2 de la centrale de Fessenheim, le 29 avril 2011-AFP  Archives  PATRICK HERTZOG

"Il existe d'autres alternatives" à Notre-Dame-des-Landes — Hulot

PARIS, 18 mai (Reuters) - Porte-parole très médiatique de la défense de la nature, Nicolas Hulot, numéro trois du premier gouvernement d'Emmanuel Macron, va être rapidement confronté à l'épreuve du pouvoir avec le dossier hautement symbolique de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui a empoisonné le dernier quinquennat. "Pour l'instant je suis dans l'état d'esprit d'y croire", a-t-il déclaré. Si le président de la République a souvent assuré durant la campagne que cette énergie "avait un avenir en France", son nouveau ministre avait lui déclaré, il y a un peu plus d'un an, qu'elle "faisait partie du monde de demain".

Nicolas Hulot a par ailleurs également assuré qu'il existait des "alternatives" au projet controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes (ouest de la France). Nous allons rentrer dans une phase de consultation. Je pense effectivement qu'on n'a pas étudié toutes les alternatives. Tout juste avance-t-il la mise en place "probablement [d'] une autre option qui permettra de satisfaire les intérêts des uns et des autres".

Le ministre est ensuite intervenu sur le dossier du nucléaire, dont il entend sortir à terme.

Après l'annonce de la nomination de Nicolas Hulot à la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire, le géant de l'énergie français a été chahuté en bourse.

La loi de transition énergétique fixe en effet comme cap une part du nucléaire à 50% dans la production d'électricité, contre 75% à l'heure actuelle. "Derrière le nucléaire, il y a des hommes et de femmes et donc les choses ne vont pas se dicter comme cela, il faut avoir une vision". La point d'étape est 2025. "En 2025, la part du nucléaire devra être de 50% inférieure à aujourd'hui". Il a notamment confirmé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. "La fermeture de Fessenheim aura lieu, dans la concertation". C'était le souhait de François Hollande en 2012, réaffirmé en 2015 par Ségolène Royal.

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