Israël à la source de l'information secrète délivrée par Trump aux Russes

Le Congrès met la pression sur l'ex-directeur du FBI

Trump affirme n'avoir jamais demandé au FBI de classer une enquête

Cette visite a pris une tournure de plus en plus délicate avec une controverse sur le statut diplomatique de Jérusalem et, depuis mardi, des informations selon lesquelles M. Trump aurait communiqué à des responsables russes des informations hautement classifiées fournies aux Etats-Unis par Israël.

Trump et Netanyahu se sont parlé pendant 20 minutes et "le seul sujet de discussion a consisté dans la visite à venir", a dit le porte-parole.

Mais tous les commentateurs s'interrogeaient sur les conséquences que l'affaire pourrait avoir pour la coopération sécuritaire entre les deux pays et sur les risques qu'elle faisait courir à Israël et à ses activités d'espionnage.

L'Iran et le Hezbollah comptent parmi les grands ennemis d'Israël.

La Russie, l'Iran et le Hezbollah soutiennent militairement le régime de Bachar al-Assad, avec lequel Israël reste en guerre. Israël s'inquiète que l'Iran et le Hezbollah n'ouvrent une nouvelle ligne de front anti-israélienne en Syrie. Le groupe ultraradical avait revendiqué en 2015 l'exécution d'un Arabe israélien accusé d'espionner pour le Mossad, les services secrets israéliens. A la veille de la visite du président américain au Proche-Orient, on se demande si ces attentes n'étaient pas un peu exagérées et si les dirigeants israéliens ne sont pas en passe perdre leurs illusions sur un changement de la politique américaine.

En janvier déjà, avant l'investiture de M. Trump, le quotidien populaire Yedioth Ahronoth rapportait que des membres du renseignement américain avaient conseillé à leurs collègues israéliens de se montrer prudents dans la transmission d'informations à la future administration américaine.

Malgré la multiplication des incidents dans la préparation de la visite de Trump en Israël, les échanges entre son administration, les Israéliens et les Palestiniens se poursuivent.

En échange Israël devra assouplir ses relations avec la Bande de Gaza et re-entamer un processus de paix avec les palestiniens, avec en préalable, le gel des constructions en dehors des implantations déjà existantes de Judée-Samarie.

Aussi les mots rapportés ont-ils causé "un choc", a dit un responsable au bureau du Premier ministre sous le couvert de l'anonymat.

Trump entamera son périple en Arabie saoudite où il prononcera "un discours inspirant mais direct sur la nécessité de faire face à l'idéologie radicale et ses espoirs, les espoirs du président, d'une vision pacifique de l'islam", a dit à la presse son conseiller à la sécurité nationale, H.R. McMaster.

Le ministre israélien du Renseignement Israël Katz exprimait sa "totale confiance dans la communauté américaine du Renseignement".

Les mesures comprennent notamment l'ouverture du poste-frontière du pont Allenby vers et depuis la Jordanie 24 heures sur 24, ainsi qu'une modernisation des points de passage entre Israël et la Cisjordanie afin d'améliorer le transit des Palestiniens qui se rendent en Israël.

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