Le G7 promet de renforcer la cybersécurité

Michel Sapin représente la France à la réunion des ministres des Finances du G7 le 11 mai 2017 à Bari en Italie

Michel Sapin représente la France à la réunion des ministres des Finances du G7 le 11 mai 2017 à Bari en Italie

Les cyberattaques mondiales, qui ont frappé samedi une centaine de pays, "montrent les conséquences réelles au niveau mondial des vulnérabilités technologiques", a indiqué un haut responsable du Trésor américain à des journalistes après la clôture du G7 Finances à Bari (Italie). Elle est un "rappel de l'importance de la cybersécurité et de la nécessité de se concentrer sur ce problème", a notamment indiqué devant la presse le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin. Le sujet était déjà à l'agenda du G7.

Dans une déclaration, les pays du G7 à savoir les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Canada ont affirmé être conscients de la " menace croissante " que représente la cybercriminalité pour leurs économies et ont promis de trouver des solutions.

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a indiqué qu'il s'agit en attendant de demander aux experts de faire une évaluation des capacités en matière de sécurité informatique afin de mieux préparer la riposte.

Les grands argentiers du G7 vont annoncer une coopération renforcée pour lutter contre le piratage informatique, les Etats-Unis et le Royaume-Uni étant chargés de mener une cellule de réflexion pour mettre au point une stratégie internationale de prévention.

Sur ces thèmes, "nous avons un langage commun", a renchéri le commissaire européen Pierre Moscovici, soulignant que la relation avec les Etats-Unis était désormais "moins tendue" que lors de la réunion des ministres des Finances du G20 en Allemagne en mars. Avec Steven Mnuchin, "nos relations s'améliorent à chaque nouvelle rencontre", a ainsi assuré Pier Carlo Padoan, lors de la conférence de presse finale.

Sur ces sujets, "nous n'avons pas bougé", a déploré le ministre français qui participait à son dernier G7 après la démission du gouvernement français cette semaine.

"Nous recommandons une approche plus équilibrée du commerce et ce qui a été entendu", a-t-il déclaré à la presse au terme du sommet de deux jours.

"Nous ne voulons pas être protectionnistes mais nous nous réservons le droit de l'être".

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble est "très désireux qu'on parvienne à un accord le 22 mai". Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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