Macron donne ses directives et directions au premier Conseil des ministres — France

La feuille de route délivrée par Emmanuel Macron à ses ministres et la consigne qui leur a été donnée d'entrer en campagne pour les législatives ont suscité la réaction de Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS: "Le gouvernement a une apparence, mais il a surtout une réalité, tenter de donner à Édouard Philippe, Premier ministre de droite, une majorité absolue à l'Assemblée nationale".

Confidentialité, discipline, solidarité et responsabilité doivent être la règle au sein du gouvernement, a insisté le chef de l'Etat lors de ce Premier conseil des ministres, selon les propos rapportés en fin de réunion par le nouveau porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. Le Premier ministre est également revenu sur les informations de presse affirmant que son mentor Alain Juppé, ainsi que l'ancien maire du Havre Antoine Rufenacht, lui auraient déconseillé d'accepter Matignon.

De son côté, Richard Ferrand, cheville ouvrière d'En Marche! et ministre de la Cohésion des territoires, a assuré que le gouvernement appliquerait "le projet présidentiel" d'Emmanuel Macron.

Le nouveau président centriste français Emmanuel Macron a dévoilé mercredi son premier gouvernement, une équipe intégrant des personnalités de gauche, de droite, du centre et de la société civile, et marquée par une stricte parité hommes-femmes.

Le président de la République a annoncé la convocation d'un conseil de défense jeudi après-midi, a ajouté le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, lors du compte rendu du conseil.

Emmanuel Macron a évoqué les premières réformes, notamment celle du droit du travail qui doit être lancée "très vite". Ils seront "l'objet d'un examen, d'un renouvellement ou d'un changement (.) dans les semaines qui viennent", a spécifié le porte-parole du gouvernement, réfutant toutefois toute volonté de "chasse aux sorcières". Une équipe de 22 membres dirigée par le Premier ministre Edouard Philippe.

"Les ministres sont des militants de la majorité présidentielle, ils ne sont plus les militants de tel ou tel parti politique", a-t-il martelé. "Le chef du gouvernement a expliqué qu'il s'impliquerait " bien sûr " dans la décisive bataille des élections législatives pour " donner au président de la République la majorité dont il a besoin ".

Interrogé par un journaliste sur les éventuelles conditions fixées par Nicolas Hulot avant sa nomination au ministère de l'Ecologie, Christophe Castaner a sobrement répondu: "Un ministre ne pose pas de conditions". Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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