NDDL, nucléaire, Fessenheim… Nicolas Hulot a passé son premier grand oral

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NDDL. Edouard Philippe : "Il y aura un médiateur"

"Emmanuel Macron, c'est l'homme sans projet parce que c'est l'homme sans conviction", avait souligné le député LR, qui avait proposé durant la primaire la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires, là où Macron veut en supprimer 120.000, ainsi qu'une baisse de la CSG, que le président souhaite augmenter.

Pour l'ancien candidat à la présidentielle, le nouveau ministre ne se fera pas entendre "dans un gouvernement dont le Premier ministre est un nucléariste avéré" et dont le ministre de l'Agriculture, le radical Jacques Meyzard, "a voté contre l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes".

Le Premier ministre avait confirmé la veille la nomination d'un médiateur dans ce dossier afin de prendre une décision "claire" et "assumée"."On va sortir de la confrontation et on va rentrer dans la consultation et la coopération, sur ce sujet et sur beaucoup d'autres", assure aussi Nicolat Hulot. Je pense effectivement qu'on n'a pas étudié toutes les alternatives. Tout juste avance-t-il la mise en place "probablement [d'] une autre option qui permettra de satisfaire les intérêts des uns et des autres".

Pour sa première intervention médiatique depuis sa nomination, mercredi, le militant écologiste a concédé un autre point de divergence avec Emmanuel Macron - le chef de l'Etat est favorable à Notre-Dame-des-Landes mais ouvert à la concertation -, sur le nucléaire. "En 2025, la part du nucléaire devra être de 50% inférieure à aujourd'hui", a-t-il annoncé.

Macron s'y est engagé, M. Hulot compte appliquer la loi de transition énergétique, votée en 2015, qui prévoit de faire passer la part du nucléaire dans la production d'électricté de 75% à 50% à l'horizon 2025. "Mettre tous ses œufs dans le même panier, c'est pas une bonne chose", a-t-il estimé. Sur son CV, trois années (de 2007 à 2010) passées à la direction des affaires publiques d'Areva, le fleuron un peu en capilotade du nucléaire français. Il a notamment confirmé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

" C'est le dernier acte politique de Ségolène Royal, et moi j'ai promis de préserver l'acquis de Ségolène Royal".

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