New York : un homme interpelé après un incident automobile sur Times Square

Julianne Moore est à l'affiche

Julianne Moore est à l'affiche de"Wonderstruck, film de Todd Haynes en lice pour la Palme d'or 2017 Relax News

"Cette fois-ci, il aborde le destin de deux enfants sourds à 50 ans d'intervalle, avec un film très émouvant porté par ses jeunes acteurs dont Millicent Simmonds, elle-même malentendante". Le voici de retour avec l'adaptation d'un roman où l'enfance et l'adulte se font face, la quête du père rencontre la fin des rêves.

Haynes ne cherche pas à tout moraliser, et malgré la portée forte de son récit transforme le tout en voyages initiatiques bardés aux sentiments. Elle est délaissée par sa mère actrice (Julianne Moore) et vit avec son père autoritaire.

À peine deux ans après y avoir présenté le très remarqué Carol, Todd Haynes est de retour au Festival de Cannes.

Times Square, avec ses théâtres, ses magasins et ses immenses panneaux lumineux, est l'une des attractions à ne pas manquer pour les dizaines de millions de touristes qui visitent chaque année le poumon économique américain.

"Wonderstruck" est un scénario de Brian Selznick, l'auteur de "Hugo Cabret" adapté au cinéma par Scorsese.

Cette histoire de rêves et d'émotions archaïques d'enfants embrasse aussi une histoire du cinéma de Todd Haynes et du cinéma tout court: tout défile ici avec grâce et dans les élans d'une bo bouleversante (signée du grand Carter Burwell et parsemée de quelques standards sélectionnés avec un goût infaillible), du muet au Nouvel Hollywood, de l'animation aux figurines (remember The Karen Carpenter story mise en scène par Haynes avec des poupées Barbie), des mélos primordiaux de Lilian Gish aux enfants égarés de Truffaut ou Spielberg, avec un jeu permanent sur les sens et leur privation (à la surdité des deux héros s'ajoute le surgissement du grand blackout qui avait privé d'électricité tout NY une nuit de 1977)...

Pendant ce temps-là, la presse découvrait le film et le moins qu'on puisse, c'est que les larmes ont coulé, certains critiques évoquant un film "renversant, poétique, émouvant et intelligent", un "drame Spielbergien d'une délicatesse, d'une tendresse et d'une justesse inouïes". Les trois sont excellents: la petite fille, le jeune garçon et l'ami qu'il se fait dans le musée. Espérons qu'il ait également charmé les membres du jury.

Barbara est signé de Mathieu Amalric, qui joue aussi dedans. Il faut lire le film comme un chant d'amour à la ville, à l'espoir toujours vivace qu'elle est ce lieu dédié aux fétichistes du merveilleux, aux orphelins parvenant à se trouver une famille, à la transformation des faibles en courageux, et passer sur le reste - les longueurs, l'entrecroisement un peu mécanique des fils narratifs.

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