Pas d'état de grâce pour le tandem Macron-Philippe — Sondage

Emmanuel Macron préside jeudi matin son premier Conseil des ministres, l'occasion de fixer le cap de son quinquennat face à un gouvernement qu'il veut "collégial", "collectif" et à l'image de la recomposition politique lancée pour les législatives françaises de juin prochain. Le chantre du progressisme a marié des personnalités de gauche (trois ministres du Parti socialiste et deux des Radicaux de gauche), de droite et du centre (trois Les Républicains, en comptant le premier ministre, Edouard Philippe, et trois MoDem), et des figures de la société civile (huit au total), inconnues du grand public mais respectées dans leurs secteurs.

Le premier gouvernement d'Emmanuel Macron a été dévoilé ce mercredi 17 mai.

S'il est resserré, ce premier gouvernement de l'ère Macron compte cependant davantage de ministres que le premier gouvernement Fillon qui avait battu un record sous la Ve République en la matière avec seulement quinze ministres, quatre secrétaires d'Etat et un Haut-Commissaire.

Nicolas Hulot, 62 ans: ministre d'Etat, ministre de la transition écologique.

Pour le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, le plus frappant dans la constitution de ce gouvernement c'est "le Premier ministre nucléariste, la présence de Nicolas Hulot qui pour nous est un facteur et la présence à la tête de l'Education nationale de quelqu'un qui a été un directeur de l'ESSEC qui est une école remarquable dans son genre c'est-à-dire pour faire du commerce et lié à l'Eglise catholique", a-t-il critiqué.

Richard Ferrand, 54 ans: ministre de la cohésion des territoires.

Gérard Collomb, 69 ans: ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

François Bayrou, 65 ans: ministre d'Etat, garde des sceaux. Emmanuel Macron avait également émis le souhait d'avoir auprès de lui des ministres de droite comme de gauche, mais également des centristes. Jean-Yves Le Drian quitte la Défense pour s'installer au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Les directeurs de l'administration centrale feront l'objet d'un examen ou d'un renouvellement dans les prochaines semaines, comme Emmanuel Macron l'avait annoncé pendant la campagne électorale, a ajouté le porte parole du gouvernement.

Bruno Le Maire, 48 ans, candidat malheureux à la primaire de droite et du centre (2,4 % des voix), qui espérait -il y a encore un an- incarner " le renouveau " en politique, a été nommé ministre de l'Économie. Le président voulait également montrer qu'il est une force d'union entre les différents partis traditionnels en introduisant des membres du PS et de LR.

La première personne issue de la société civile arrive donc en 7ème position dans le gouvernement, en la personne d'Agnès Buzyn, professeur de médecine. La presse révèle que le secrétaire général du parti, Bernard Accoyer a déjà adressé une lettre au Premier ministre et aux deux ministres LR nommés, pour leur signifier qu'en acceptant le poste, ils ont choisi de quitter d'eux-même leur famille politique. L'une des belles prises d'Emmanuel Macron concerne un autre membre des Républicains.

Outre Jean-Yves Le Drian, Annick Girardin est donc la seconde rescapée de l'ère Hollande, nommée aux Outre-Mer. "Il a également renoncé au "ministère plein et entier des Droits des femmes" ", écrit ce mercredi Le Figaro, précisant que M. Macron s'était " contenté " d'un secrétariat d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes. Marielle de Sarnez, très proche du maire de Pau, hérite des Affaires européennes.

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