Premier Conseil des ministres: discours de la méthode et priorités

Le député de l’Eure Bruno Le Maire a été nommé ministre de l’Économie mercredi 17 mai 2017

Le député de l’Eure Bruno Le Maire a été nommé ministre de l’Économie mercredi 17 mai 2017

Emmanuel Macron a donné jeudi au gouvernement ses directives et les directions de l'action de l'exécutif, lors du premier conseil des ministres de son quinquennat. Emmanuel Macron a livré son discours de la méthode de l'action gouvernementale avec comme valeurs cardinales, la "solidarité", la "collégialité" et la "confidentialité", a rapporté Christophe Castaner. Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a quant à lui répondu aux questions de la presse. 'J'en suis le garant et, là-dessus, je serai intraitable', a-t-il souligné, toujours selon M. Castaner, estimant que le rôle du Premier ministre était d " arbitrer'. "Le long terme est à l'Élysée (NDLR, le palais présidentiel), les arbitrages quotidiens ou de moyen terme sont faits à (l'hôtel de) Matignon", siège du premier ministre, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, à l'issue du Conseil des ministres. Les deux têtes de l'exécutif présenteront prochainement une "circulaire sur la place des cabinets" ministériels, a ajouté Christophe Castaner, soulignant "qu'il n'appartenait pas aux directeurs de cabinet de se substituer aux directeurs d'administrations centrales".

Emmanuel Macron a nommé mercredi un gouvernement paritaire de 22 membres dont trois ministres d'Etat, le sénateur-maire (PS) de Lyon Gérard Collomb à l'Intérieur, l'ancien animateur de télévision Nicolas Hulot à la Transition écologique et le centriste François Bayrou à la Justice.

Mais la première chose, a-t-il ajouté, toujours cité par le porte-parole, c'est l'"exigence d'une fidélité totale" du Premier ministre au président de la République.

Quatre ans après l'onde de choc déclenchée par l'affaire Cahuzac, Emmanuel Macron a fait savoir que des vérifications fiscales et déontologiques seraient menées par l'administration fiscale et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et que chaque ministre devrait avoir un casier judiciaire vierge.

La parité y est respectée, avec onze femmes et onze hommes et autant de ministres de plein exercice de l'un comme de l'autre sexe, même si la présence du président et du premier ministre fera pencher la balance du côté masculin. En cas de défaite à ces élections de juin, Emmanuel Macron devra se séparer de son Premier ministre issu des rangs de la droite pour nommer le chef de file du parti ou de la coalition disposant d'une majorité. Moins d'un Français sur deux a une opinion favorable d'Emmanuel Macron.

Yves-Marie Cann, directeur des études politiques d'Elabe, explique qu'"Emmanuel Macron est dans une situation tout à fait inédite sous la Vème République". De même pour Nicolas Sarkozy en 2007 (59%) ou encore Jacques Chirac (61% en 1995 et 53% au début de son deuxième mandat en 2002).

Aux ministres, le président a rappelé qu'il lui incombait de "fixer la stratégie".

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