Trump aurait demandé au patron du FBI de classer une enquête

A la Maison Blanche les équipes de Donald Trump désemparées

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 13 mai 2017Plus

Soupçonné d'avoir livré des informations confidentielles à la Russie et d'avoir tenté de mettre un terme à une enquête du FBI sur l'un de ses conseillers, Donald Trump est pris dans un tourbillon dont nul ne connaît l'issue.

Depuis le 9 mai 2017, date à laquelle le patron du FBI, James Comey, a été limogé, Donald Trump ne cesse d'être dans la tourmente.

Alors qu'il s'apprêtait à partir en direction de Lynchburg, en Virginie, M. Trump a déclaré aux journalistes présents qu'il considérait que le processus pour pouvoir le poste vacant de directeur du FBI se déroulait "rapidement". Elle est racontée par le New York Times qui révèle le contenu d'une note écrite à l'issue d'une réunion dans le Bureau ovale par l'ex-directeur du FBI James Comey. Le président y dit à propos de Michael Flynn: "J'espère que vous pourrez laisser passer cela (.) C'est un bon gars".

"Le président a vanté les qualités du général Flynn mais n'a jamais demandé à M.Comey, ni à quiconque d'interrompre une enquête, y compris concernant le général Flynn", at-elle indiqué. Sur Twitter, il avait écrit vendredi: "James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'existe pas d'"enregistrements" de nos conversations avant qu'il ne commence à faire des révélations dans la presse!".

La rencontre entre Trump et Comey évoquée par ce mémo date du lendemain. Trump et Comey, pour avoir omis de révéler des contacts répétés avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis l'an dernier, dont certains auraient porté sur des sanctions américaines contre Moscou.

Ancien directeur du renseignement militaire écarté par Barack Obama puis recruté par Donald Trump, Michael Flynn avait été nommé conseiller à la sécurité nationale en novembre dernier après avoir conseillé le milliardaire pendant sa campagne. Après ces nouvelles révélations les réactions ont fusé au Congrès.

Le Congrès n'a pas attendu et demandé mercredi au grand policier de venir témoigner lors d'une audition publique, réclamant aussi la production de ces notes, devenues en quelques heures les documents les plus recherchés des Etats-Unis.

Dans le camp démocrate, Adam Schiff, membre de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, a estimé que le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, allait sans doute devoir se résoudre à autoriser un vote sur une loi créant une commission d'enquête indépendante. Une démarche qui, d'après les sources citées par le journal, fait désormais planer un risque sur la collaboration de Washington avec l'allié en question dont le New York Times a révélé l'identité: Israël.

Aucun ténor républicain ne soutient à ce jour l'idée d'un procureur indépendant, mais cela ne signifie pas que tous sont à l'aise avec le comportement actuel de Donald Trump. Une requête du président pour mettre fin à une investigation serait une interférence directe dans une enquête en cours et une possible obstruction à la justice.

Cette éviction a réveillé le souvenir de la décision prise en 1973 par le président Richard Nixon de révoquer le procureur spécial en charge de l'enquête sur le scandale du Watergate.

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