Un procureur spécial nommé pour enquêter sur Trump et la Russie

Le président des États-Unis Donald Trump à sa sortie de l'avion Air Force One en Virginie

Le président des États-Unis Donald Trump à sa sortie de l'avion Air Force One en Virginie

Avant ces nouvelles révélations du New York Times, la Maison Blanche s'était employée mardi à contester l'idée selon laquelle M. Trump aurait compromis la sécurité des Etats-Unis en livrant des informations sensibles au chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. "Les investisseurs sont très inquiets de voir tout ce bruit politique se transformer en risque économique", a abondé Stephen Innes, courtier chez OANDA, dans une note. M. Comey aurait consigné cette tentative d'étouffer une enquête dans des notes, qui ont commencé à fuiter dans la presse.

La commission du Renseignement du Sénat américain a pressé mercredi l'ex-directeur du FBI James Comey de venir témoigner lors d'une audition publique, alors que les circonstances de son limogeage par Donald Trump sont controversées.

La Maison Blanche a catégoriquement contesté cette version des faits, qui pourrait constituer une possible obstruction à la justice, affirmant que le président n'avait "jamais demandé à M. Comey ou qui que ce soit d'autre de clore aucune enquête".

Depuis la Russie, Vladimir Poutine a ironisé sur les batailles qui déchirent Washington et. proposé au Congrès de fournir la retranscription russe du rendez-vous du Bureau ovale pour prouver que rien de secret n'avait été divulgué par le président américain.

"Les événements des deux dernières semaines ont ébranlé ma confiance dans la compétence et la crédibilité de cette administration", a déclaré Chuck Schumer, chef de l'opposition démocrate du Sénat.

Le président des Etats-Unis a d'abord limogé James Comey de la direction du FBI, prétextant sa gestion de l'affaire des emails d'Hillary Clinton avant d'admettre qu'il avait depuis longtemps décidé de s'en débarrasser.

Le puissant Mitch McConnell, gardien de la feuille de route républicaine au Sénat, a regretté les "psychodrames" à répétitions, lui qui préférerait plutôt parler santé et réforme fiscale.

Le département américain de la Justice a annoncé mercredi la nomination de l'ancien directeur du FBI Robert Mueller comme procureur spécial pour enquêter sur le rôle de la Russie pendant la campagne présidentielle de 2016.

"Nous avons besoin des faits", a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan, appelant à garder la tête froide. "Presque tous sont très connus", a-t-il dit à des journalistes.

Des fissures commençaient à apparaître dans la digue républicaine.

On compte notamment l'actuel directeur par intérim Andrew McCabe, le numéro deux des sénateurs républicains John Cornyn, le juge new-yorkais Michael Garcia, l'ancienne responsable de la Justice Alice Fisher, l'ancienne conseillère de George W. Bush Fran Townsend, l'ancien élu républicain et agent du FBI Mike Rogers, ou encore Trey Gowdy, ancien président de la commission d'enquête sur les attaques de Benghazi. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

On ignorait si l'ex-directeur du FBI avait accepté cette invitation à témoigner, que nombre d'élus du Congrès réclament avec insistance. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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