Ceux qui ont participé à l'enlèvement sont "les auteurs du crime"

Affaire Grégory la famille Villemin

Affaire Grégory la famille Villemin

Il s'agit de l'oncle et de la tante maternels du petit Gregory Villemin, âgé de quatre ans, retrouvé mort pieds et poings liés dans une rivière en Alsace en octobre 1984.

En novembre 1984, la jeune sur de son épouse Marie-Ange, Murielle Bolle, le dénonce comme celui qui a enlevé Grégory devant la maison de Jean-Marie et Christine Villemin, avant de se rétracter.

Harcelée par un corbeau à partir de 1981 jusqu'à la mort de Grégory en 1984, la famille Villemin s'est peu à peu déchirée sur fond de rancœurs et de jalousies.

3 décembre 2008. La cour d'appel de Dijon, saisie par les époux Villemin, ordonne la réouverture de l'enquête pour une nouvelle recherche d'ADN. Il a expliqué par ailleurs que "Bernard Laroche aurait participé à l'enlèvement".

Le parquet général de Dijon a requis la mise en examen de Marcel Jacob pour séquestration dans le cadre de l'affaire Grégory Villemin, et a réclamé son placement en détention provisoire pour 4 jours, d'après les informations de BFMTV.

Également mise en examen pour les mêmes chefs d'accusation que son époux, Jacqueline Jacob, avait gardé jusqu'alors une remarquable discrétion depuis le début de l'affaire. L'oncle et la tante du père du petit Grégory, Marcel et Jacqueline Jacob, sont interpellés.

Stéphane Giuranna, l'avocat de Marcel Jacob, devant le tribunal de Dijon, vendredi. En tout cas, l'enquête vient de faire en quelques heures les pas de géant qu'elle n'avait jamais fait en trente-deux ans. Selon une source proche du dossier, des documents écrits par la grand-tante de Grégory ont été saisis en perquisition à des fins de comparaison. Les expertises récentes d'une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée en 1983 à Jean-Marie Villemin, désignent Jacqueline Jacob comme une auteure possible. Il doit tenir une nouvelle conférence de presse à 16H00 ce vendredi.

Une belle-sœur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, avait été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté le lendemain, et les grands-parents paternels de l'enfant avaient également été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges.

Selon une source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique en garde à vue et son mari s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait de rien face aux gendarmes, qui tentent de percer le mystère en démêlant les haines qui déchiraient la famille.

"Je ne suis pas venu aujourd'hui vous dire que l'affaire était résolue" et "je ne sais pas qui est l'auteur" du crime, avait admis jeudi Jean-Jacques Bosc, ajoutant qu'à ce stade, "les investigations montrent que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime".

Une autre lettre revendiquant le meurtre de l'enfant postée avant la découverte du corps, invoquait une "vengeance". Elle pourrait être l'auteure d'un des courriers de menaces envoyés en 1983, un an avant le drame, aux parents de Grégory.

Un logiciel d'analyse criminelle, conçu par la gendarmerie et fréquemment utilisé pour résoudre les "cold cases", a permis d'avoir "un regard neuf sur la procédure" en reconstituant la chronologie avant et après le crime et en pointant des incohérences "qui avaient jusque-là échappé aux enquêteurs".

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