Jacqueline Jacob mise en examen pour séquestration suivie de mort — Grégory

La grande tante du petit Gregory mise en cause

La grand-tante inculpée pour enlèvement et séquestration suivie de mort

L'avocat de Marcel Jacob, mis en examen avec son épouse Jacqueline pour l'enlèvement du petit Grégory, suivi de sa mort il y a 32 ans, a jugé vendredi "criminel de jeter en pâture le nom d'un couple". Le couple a également été incarcéré pour une durée de quatre jours maximum, à l'issue desquels la chambre d'instruction se prononcera sur un maintien en détention ou un contrôle judiciaire. Le procureur général de Dijon a évoqué un "acte collectif".

"Je ne peux pas vous promettre que nous allons déboucher", "ce que je peux dire, c'est que nous avons avancé significativement" dans l'enquête, a déclaré devant la presse Dominique Lambert, commandant de la Section de recherches de Dijon qui dirige l'enquête.

L'épais dossier de procédure révèle en tous cas " l'existence d'un lien indissociable entre trois lettres anonymes de 1983, le courrier posté avant le crime à 17h15 (le 16 octobre 1984, NDLR) et l'enlèvement", a détaillé Jean-Jacques Bosc. En outre, a détaillé le procureur, " la localisation des auteurs des nombreux appels antérieurs au crime n'a jamais été contredite par un quelconque alibi ".

S'agissant de Marcel Jacob, il " dissimule contre l'évidence ses antagonismes parfois violents avec les parents de Grégory et rend ses déclarations peu crédibles", a ajouté le procureur.

Une belle-sœur du père de Grégory, Ginette Villemin, avait aussi été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté jeudi.

Marcel Jacob a déjà été soupçonné d'avoir endossé le rôle du "corbeau", d'autant que l'incertitude planait sur son emploi du temps au moment du meurtre, mais il n'avait jamais été inquiété judiciairement jusque-là.

Des expertises graphologiques sont au c?ur de l'enquête, à défaut d'analyses ADN probantes, le dossier étant riche en lettres de menaces et autres courriers anonymes.

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