Affaire Grégory : Deux membres de la famille inculpés pour séquestration

Jacqueline Jacob mise en examen pour enlèvement, séquestration suivie de mort

Affaire Grégory: Jacqueline Jacob mise en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort

Le parquet général de Dijon a requis la mise en examen de Marcel Jacob pour séquestration dans le cadre de l'affaire Grégory Villemin, et a réclamé son placement en détention provisoire pour 4 jours, d'après les informations de BFMTV.

"Je peux vous dire, aujourd'hui, quelles sont les personnes qui ont concouru à l'enlèvement de Grégory Villemin", a encore déclaré Jean-Jacques Bosc, ajoutant que "les deux mis en examen ont été entendus et ont nié, en l'état, toute participation aux faits reprochés". Marcel Jacob a déjà été soupçonné, durant la procédure, d'avoir endossé le rôle du " corbeau", d'autant que l'incertitude planait sur son emploi du temps au moment du meurtre, mais il n'avait jamais été inquiété jusque-là.

Marcel et Jacqueline Jacob ont été placés en détention dans deux établissements pénitentiaires de Bourgogne, et ce pour "empêcher toute concertation et pression de nature à nuire aux investigations", a indiqué le procureur.

"On n'a aucun élément matériel, rien" à leur encontre, "on a mis la charrue avant les boeufs", a dénoncé Me Stéphane Giuranna devant la presse, au sortir du palais de justice de Dijon, précisant qu'il allait rapidement demander "la nullité de la mise en examen" de son client qui aurait dû seulement être placé sous le statut de témoin assisté selon lui. L'affaire n'en est pas à son premier rebondissement: en juillet 1985, le juge Jean-Michel Lambert avait opéré un revirement en portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant.

12h00: La garde à vue de trois membres de la famille Villemin, interpellés mercredi dans les Vosges, se poursuivait jeudi à Dijon, après un minutieux travail de relecture et d'analyse du dossier de l'affaire Grégory, parmi les plus énigmatiques et emblématiques des années 1980.

"Nous avons des éléments troublants, nombreux, précis, concordants, significatifs".

Plus de 32 ans après, le macabre scénario se dessine peu à peu. Et dans leur propos, surgissent de nombreuses similitudes avec les lettres, notamment le terme "le chef", utilisé pour désigner Jean-Marie Villemin, contremaître dans une usine de pièces automobiles.

C'est au regard de ces dernières comme des concordances troublantes avec le profil défini en amont par les analystes (proximité familiale et géographique avec les grands-parents Villemin, contentieux marqué avec cette famille, proximité avec Bernard Laroche.) que le couple Jacob est devenu suspect.

D'autres peuvent-ils parler, en particulier sur les personnes ayant effectué des repérages avant le crime, un homme à moustache - comme Bernard Laroche - parfois accompagné d'une femme, ainsi que l'a rappelé le procureur général? Car sur les milliers d'appels téléphoniques reçus par la famille Villemin, on reconnaît deux voix.

"Il y a un débat (sur ce qu'ils faisaient le jour de la disparition), ils ne présentent pas en l'état d'alibi qui soit confirmé ou étayé", a assuré Jean-Jacques Bosc en conférence de presse. En 1984, c'est Bernard Laroche qui est inculpé d'assassinat, accablé par des expertises graphologiques et par sa détestation de son cousin. Les deux partagent cette jalousie de la réussite du neveu Villemin.

"En conclusion, le procureur général a reconnu qu'il ne pouvait pas dire " qui a tué Grégory ". Jacqueline Jacob, l'épouse de Marcel, a également été mise en examen et écrouée.

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