Affaire Grégory : la grand-tante et le grand-oncle mis en examen

Le procureur général de Dijon Jean Jacques Bosc le 15 juin 2017

Le procureur général de Dijon Jean Jacques Bosc le 15 juin 2017

La grand-tante de l'enfant, âgée de 85 ans, est poursuivie pour "enlèvement et séquestration suivie de mort", 32 ans après les faits.

Le parquet général a requis la mise en examen de Marcel Jacob pour "séquestration" explique son avocat à l'Est-Républicain.

Le procureur donnera une conférence de presse à 16h. Jacqueline et Marcel Jacob, qui nient les faits, ont été placés en détention provisoire.

Nouvelle étape dans "l'affaire Grégory", du nom du petit garçon de 4 ans retrouvé mort pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges) en 1984.

"En vingt ans d'exercice professionnel, je n'ai jamais vu ça de ma vie". D'après une source proche du dossier, cette dernière est restée mutique durant sa garde à vue, tandis que Marcel Jacob s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien. "Le dossier révèle l'existence d'un lien indissociable entre les trois lettres anonymes de 1983, le courrier posté le jour du crime avant 17H15 et l'enlèvement de l'enfant", a affirmé M. Bosc, qui a mis en avant le fait que les lettres et appels anonymes avaient été passés par "un homme et une femme" et la similitude des termes employés.

Jacqueline Jacob, 72 ans, n'a pas dérogé au rôle de l'épouse discrète tenu depuis 1984.

Une belle-sœur du père de Grégory, Ginette Villemin, avait aussi été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté le lendemain. Les grands-parents paternels de l'enfant ont eux été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges.

L'affaire a été relancée grâce notamment au logiciel d'analyse criminelle Anacrim, qui a permis de porter "un regard neuf sur la procédure" en reconstituant la chronologie avant et après le crime et en pointant des incohérences.

L'affaire n'en est pas à son premier rebondissement: en juillet 1985, le juge Jean-Michel Lambert avait opéré un revirement en portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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