Grégory La grand-tante inculpée pour enlèvement et séquestration

Toutes les sections de recherches et le Service central du renseignement criminel sont aujourd'hui équipés du logiciel dit

Affaire Grégory: la mise en garde à vue d'un couple vosgien relance l'enquête

Face à une nuée de journalistes, le procureur est alors revenu sur les trois lettres du corbeau datant de 1983, sur la lettre reçue le jour du crime et sur les appels téléphoniques anonymes.

Ces mises en examen interviennent alors que Marcel et Jacqueline Jacob "ont nié en l'état toute participation aux faits reprochés" et toute implication dans le meurtre de Grégory, a annoncé le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc en conférence de presse. Tous trois ont été placés en garde à vue pour complicité d'assassinat, non-dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger et abstention volontaire d'empêcher un crime. Jacob, 71 ans, a été placé en détention provisoire.

Et de craindre le résultat de l'enquête: "J'ai habité chez ces gens-là". Deux membres de la famille Villemin Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory, ont été déférés au parquet général de Dijon à l'issue de leur garde à vue vendredi matin.

Marcel Jacob et Jacqueline Jacob sont le grand-oncle et la grand-tante du petit garçon.

Si l'affaire dite du "Petit Grégory" est marquante, c'est aussi bien en raison du profil de la victime, un enfant de 4 ans, que de l'enquête hors norme et des drames qui ont entouré le meurtre. Placée en garde à vue en même temps qu'eux, la belle-soeur du père de l'enfant, a, elle, été remise en liberté jeudi en fin d'après-midi.

Le procureur général est catégorique. "On vient de vous dire qu'il n'y en a aucun".

Marcel et Jacqueline Jacob étaient des proches de leur neveu, Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, qui avait été le premier inculpé dans ce dossier. Certains, comme le maire, Philippe Petitgenet (sans étiquette) doutent. "Ces mises en examen sur des bouts de papier, ça m'agace", dit-il. Et c'est le "clan Laroche" qui se retrouve de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes qui foisonnent dans le dossier, à défaut d'analyses ADN probantes. Dans le passé, les enquêteurs s'étaient aussi penchés sur un mystérieux "corbeau " ayant revendiqué le meurtre de l'enfant, en invoquant une "vengeance " dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps, en 1984. Ce courrier intéresse particulièrement les enquêteurs: si les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur, la justice constate "une similitude importante des termes" utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983. L'expertise de deux lettres (de 1984 et 1989) se sont révélées "confondantes " à l'égard de Jacqueline Jacob, la grande-tante de Grégory, et de Monique Jacob, sa grand-mère.

"Jean-Marie Villemin a été médusé d'entendre le nom de sa propre mère", a rapporté l'avocate du couple Villemin, Marie-Christine Chastant-Morand, jeudi sur BFMTV, ajoutant que c'était un élément "douloureux" pour lui.

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