Vers une large majorité pour le parti de Macron — Législatives en France

Emmanuel Macron en train de voter au premier tour des législatives françaises

Emmanuel Macron a voté au premier tour des législatives françaises

Un Français sur deux a boudé dimanche le premier tour des élections législatives, qui devraient donner au nouveau président centriste Emmanuel Macron une majorité écrasante à l'Assemblée nationale à l'issue du second tour le 18 juin.

Après le triomphe des présidentielles, place au raz-de-marée des législatives.

L'abstention se situerait dans une fourchette comprise entre 50 et 51%, selon les estimations fournies par quatre instituts de sondage à trois heures de la fermeture des derniers bureaux de vote dans les grandes villes, à 20 heures.

Le premier tour des élections législatives de ce dimanche 11 a livré son verdict et, selon les premières estimations disponibles, Emmanuel Macron est bien parti pour rafler une très large majorité à l'Assemblée nationale.

"Le message des Français est sans ambiguïté (…) vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République", a déclaré Edouard Philippe, lors d'une déclaration à la presse.

Le Parti socialiste, qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante, s'effondrerait avec ses alliés autour de 15 à 40 sièges, soit encore moins que les 57 de la débâcle de 1993.

Les résultats dépouillés jusqu'à maintenant présentent en effet "un recul sans précédent de la gauche dans son ensemble et notamment du Parti socialiste", qui enregistre une débâcle historique, a admis le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, éliminé dès le premier tour.

Protégés par le camp Macron, Stéphane Le Foll, Marisol Touraine et l'ex-Premier ministre Manuel Valls sont en ballottage favorable. Un autre ancien locataire de Matignon, Bernard Cazeneuve, a appelé à "rebâtir la gauche de gouvernement".

La droite, qui espérait en début de campagne priver le président Macron de majorité, terminerait avec 80 à 132 élus. Dont une partie devrait soutenir la majorité présidentielle.

Chef de la campagne LR-UDI, François Baroin a appelé à la mobilisation pour éviter des 'pouvoirs concentrés' dans 'un seul et même parti'.

Quant au Front national, un mois après son score record au second tour de la présidentielle, il obtiendrait seulement 1 à 10 sièges, contre 2 lors de la précédente législature.

Le Front National, comme la France Insoumise sont loin de leur résultat à la présidentielle avec 13 et 11%.

Mme Le Pen, arrivée "largement en tête" dans le Pas-de-Calais, a elle centré sa riposte sur le "taux d'abstention catastrophique" qui "pose la question du mode de scrutin" majoritaire.

La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, obtiendrait, elle, dix à 23 fauteuils, PCF inclus. Mais "la division des forces de gauche se paie très cher", a regretté le dirigeant communiste Pierre Laurent, critiquant ainsi implicitement le refus d'alliance de M. Mélenchon, qui avait réuni plus de 19% des voix au 1er tour de la présidentielle.

Quelque 32,32% des électeurs qui se sont déplacés ont voté pour un candidat de La République en marche (LREM) ou du MoDem.

Pour la première fois de l'histoire de la Ve République, l'abstention aux législatives dépasserait la barre des 50% au premier tour. Le taux d'abstention était alors d'environ 42,8 %, et il s'élève cette année à 52,3 %. En revanche, il peut espérer battre le record de sièges pour un seul parti, détenu par l'UMP en 2002 (365 sièges).

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