Attentat de Londres : ce que l'on sait de l'enquête

Les gens courent sur la Borough High Street alors que la police s'occupe d'un incident majeur à proximité du Pont de Londres

Londres: Un camion fonce dans la foule près de London Bridge

Sur cette vidéo d'un témoin, on voit la camionnette blanche, arrêtée contre un bâtiment, après l'attaque.

Les services de secours ont été appelés à 22H08 heure locale (21H08 GMT) à la suite de témoignages faisant état d'une camionnette fonçant dans la foule sur le London Bridge puis d'attaques au couteau dans le quartier voisin branché de Borough Market, sur la rive sud de la Tamise. "Pensées sincères à sa famille et à ses proches". Les auteurs de l'attentat portaient de faux gilets explosifs pour accroître la panique.

Sept personnes ont été tuées, dont une Canadienne de 30 ans et un Français.

Cet habitant de Christchurch (est de la Nouvelle-Zélande) a été poignardé à l'estomac, au cou et au visage, selon la presse britannique. Par ailleurs, sept Français ont été blessés, dont quatre grièvement. Porté disparu après l'attaque, il était recherché par ses amis qui ont lancé un appel à témoin sur les réseaux sociaux.

Borough Market, situé dans le prolongement de ce pont, est connu pour son marché de produits alimentaires. C'est un lieu couru de la vie nocturne londonienne, dont les cafés, bars et restaurants sont remplis le samedi soir. Il travaillait au Boro Bistrot, non loin du London Bridge, quand les terroristes ont frappé.

L'attentat, qui n'avait pas été revendiqué tôt dimanche matin, s'est produit quelques minutes après la fin de la finale de la Ligue des champions, dans un quartier où beaucoup de spectateurs s'étaient rassemblés pour suivre le match dans les bars.

L'attentat a été revendiqué dimanche 4 juin par Daesh, alors que la police britannique continue ses perquisitions et multiplie les interpellations, notamment à Barking, dans l'est de Londres.

Douze personnes avaient déjà été interpellées dimanche à Barking, mais ont toutes été relâchées lundi soir sans charges retenues contre elles.

"Une priorité majeure pour nous est d'essayer de comprendre s'ils ont agi avec d'autres personnes", a déclaré lundi sur la BBC, la cheffe de la police, Cressida Dick, ajoutant que la police scientifique avait récupéré "une énorme quantité" d'éléments sur le véhicule des assaillants.

La chaîne de télévision publique irlandaise RTE, citant des sources policières, a affirmé lundi que l'un des trois assaillants était un Marocain qui a vécu à Dublin. Le dernier bilan de ces attaques est de sept morts et des dizaines de blessés, selon les autorités britanniques.

Le Français décédé a des attaches familiales en Bretagne, à Saint-Malo (nord-ouest de la France), mais n'était pas lui-même malouin, a indiqué à l'AFP le maire de la commune, Claude Renoult. Un homme de 55 ans a ensuite été relâché sans être poursuivi.

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