Emmanuel Macron s'apprête à rafler l'Assemblée nationale

Législatives vers une majorité écrasante pour La République en Marche

Second tour des législatives: la République en Marche vers une majorité sans partage AFP- Paz PIZARRO

Emmanuel Macron au Mont Valérien, 18 juin 2017.

La République en Marche (LREM) obtient la majorité absolue à l'issue de ce deuxième tour des élections législatives avec 355 sièges pour LREM et le Modem, dont 311 pour LREM, selon les première estimations Ipsos. Loin derrière, Les Républicains (LR) et leurs alliés centristes de l'UDI obtiennent entre 128 et 130 sièges.

Le MoDem de François Bayrou obtient 41 de ces sièges et devrait donc former un groupe indépendant.

La soirée est marquée par un nouveau record: celui de l'abstention pour des élections législatives, qui devrait dépasser les 56%, selon plusieurs instituts.

Pour la quatrième fois en deux mois, plus de 47 millions d'électeurs sont appelés à voter pour ce scrutin qui devrait être marqué par une nouvelle poussée de l'abstention.

L'alliance entre Les Républicains (LR) et l'UDI obtiendrait entre 126 et 131 sièges, dont une centaine de LR, au-dessus de la fourchette espérée à droite après le premier tour. Le PS et ses alliés auraient entre 30 et 35 députés, la France insoumise et le PCF entre 22 et 27, le Front national entre 5 et 7.

Une "déroute incontestable", a admis son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis qui a annoncé son retrait de la direction du parti. Jean-Luc Mélenchon, élu à Marseille, a annoncé dimanche un "groupe parlementaire" LFI, sans évoquer les communistes.

Marine Le Pen, la chef du Front national (extrême droite), a été élue dans le Pas-de-Calais. Mais en battant une nouvelle fois un record d'abstention (57% contre 51,3% au premier tour), les électeurs ont refusé de laisser "carte blanche" au nouveau président, relève la presse de lundi.

Sont en revanche battus: les anciens ministres de gauche Marisol Touraine, Jean-Jacques Urvoas, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri et la députée LR Nathalie Kosciusko-Morizet.

Plusieurs sortants en situation difficile sont finalement élus: le patron du groupe socialiste Olivier Faure, le communiste André Chassaigne, ou encore Eric Woerth et Eric Ciotti à droite. Protégés par la REM, les anciens ministres Stéphane Le Foll et Sylvia Pinel gardent leurs sièges.

Le documentariste François Ruffin (LFI) et le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, feront, eux, leur entrée à l'Assemblée. Même sort pour le chef de file des frondeurs PS Christian Paul ou le numéro 2 du FN Florian Philippot.

Les grandes manoeuvres se poursuivront cette semaine: bureau national mardi et conseil national samedi pour le PS; bureau national pour Les Républicains mercredi, après l'élection de leur président de groupe et bureau politique du FN mardi.

De son côté, Emmanuel Macron a les mains libres pour appliquer son programme (moralisation de la vie publique, réforme du droit du travail.). Le prochain rendez-vous électoral aura lieu le 24 septembre, avec le renouvellement de la moitié du Sénat, actuellement à droite.

Après cette "victoire claire", le gouvernement a "une ardente obligation de réussir", a commenté le premier ministre Edouard Philippe.

Plusieurs membres du gouvernement sont confirmés dans leurs fonctions ministérielles comme Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie réélu député dans l'Eure, Christophe Castaner, ministre des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, également réélu député des Alpes de Haute-Provence ou encore Richard Ferrand, ministre français de la Cohésion des territoires, réélu à Carhaix, dans la sixième circonscription du Finistère. En 2012, elle avait été de 44,6% au second tour.

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