Mais pourquoi Winnie l'ourson est-il censuré en Chine?

Winnie l'Ourson

Une peluche Winnie l'Ourson placée sur le présentoir d'un magasin de jouets

Avec son petit t-shirt rouge, sa légendaire bonhomie et sa passion pour le miel, Winnie l'ourson n'est pas aussi inoffensif qu'il n'en a l'air. Après avoir été retiré des bibliothèques en mars dernier, l'inoffensif ourson au t-shirt rouge a été banni de tous les réseaux sociaux chinois, rapporte le Financial Times (en anglais, pour les abonnés) dimanche.

Selon le journal britannique, le message "contenu illégal" apparaîtrait dès qu'un internaute tente de poster le nom "Winnie l'ourson" ou un GIF ou une image de celui-ci, sur Weibo ou WeChat, les équivalents chinois de Twitter et WhatsApp.

"Auparavant, deux choses étaient interdites: les organisations politiques et les actions politiques".

Si aucune explication officielle n'a pour le moment été donnée pour justifier cette répression, les observateurs estiment qu'elle est due aux comparaisons à répétition de Winnie l'Ourson avec le président Xi Jinping, devenues virales sur Internet. Un événement qui pourrait expliquer le renforcement de la censure, d'après Qiao Mu, professeur à l'université des langues étrangères de Pékin et interrogé par le Financial Times. Et de se souvenir d'un détournement d'une photo de Xi Jinping en compagnie de Barack Obama. Des arrestations qui s'inscrivent dans un contexte politique tendu, alors que la Chine s'apprête à tenir le 19e Congrès national du parti communiste, qui vise à nommer le bureau politique et son comité permanent. En Chine, toutes les mentions faisant référence au célèbre personnage de dessin animé sont en tout cas censurées sur les réseaux sociaux. On le retrouve en 2014 serrant la main de Shinzo Abe, Premier Ministre japonais, réincarné en bourriquet pour l'occasion. Une image montrant Xi Jinping lors d'une parade et l'ourson dans une voiture, a par ailleurs été désignée " image la plus censurée de 2015 " par les observateurs de l'agence Global Risk Insights, souligne Franceinfo.

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