Un "énorme gâchis", selon la ministre de l'Enseignement supérieur

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Procédure d'admission post-bac : un "énorme gâchis", selon la ministre de l'Enseignement supérieur

Il n'est "absolument pas normal" que l'orientation de lycéens dépende d'un système informatique, a déclaré lundi matin 17 juillet sur France Inter la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, déplorant un "énorme gâchis". Dans les filières dites "en tension", lorsque la demande dépasse les capacités d'accueil, les élèves sont en effet admis sur tirage au sort.

La plateforme APB - pour admission post bac qui repose sur une version revue de l'algorithme d'acceptation différée de Gale et Shapley - est dans le collimateur de la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Frédérique Vidal.

Samedi, 87 000 jeunes étaient toujours en attente d'affectation à l'université. Ce système sera "fini en 2018", a réaffirmé Mme Vidal. Il y a de quoi car à ce jour, ce sont près de 87 000 bacheliers qui ne sont toujours pas affectés à un établissement d'enseignement supérieur. "C'est un énorme gâchis et cette année il est encore amplifié par le fait que la démographie étudiante a mis sur le système APB 40 000 étudiants de plus et que pour la première fois les étudiants en fin de première année qui souhaitaient se réorienter ont été appelés aussi à utiliser ce système et, donc, ce sont 150 000 étudiants supplémentaires qui ont été mis en plus dans ce système". Des nouvelles conditions d'accès à la fac qui passent aussi bien par une bien meilleure orientation - aujourd'hui seulement 40% des étudiants inscrits en licence l'obtiennent au bout de 4 ans - que par la fin du tirage au sort. S'ajoutent aux néo-bacheliers les étudiants en réorientation, traités cette année sur un pied d'égalité par rapport aux jeunes ayant obtenu leur bac en 2017.

Le gouvernement souhaite notamment instaurer des "prérequis" dans le cadre de "contrats de réussite étudiante". "Il faut qu'on soit en capacité de donner une réelle information aux étudiants, y compris sur leur probabilité de réussir", a estimé la ministre lundi matin. "Ce n'est pas à l'université d'imposer un choix à un lycéen", a-t-il estimé.

Pendant les grandes vacances, une partie de l'avenir des lycéens va se jouer.

La Conférence des présidents d'université (CPU), elle, se prononce clairement en faveur de "prérequis".

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