Emmanuel Macron appelle à une "reprise des négociations" — Israël-Palestine

Le président Emmanuel Macron le 13 juillet 2017 à Parisbertrand GUAY

Le président Emmanuel Macron le 13 juillet 2017 à Parisbertrand GUAY

En écho aux propos de Benjamin Netanyahu, et aux inquiétudes fortement exprimées par le président du Crif Francis Kalifat, Emmanuel Macron a également évoqué le meurtre de Sarah Halimi, une femme juive tuée en avril à Paris par un voisin musulman, pour lequel la qualification antisémite n'a pas été retenue à ce stade. Allusion aux critiques qui n'ont pas manqué récemment, notamment en provenance de l'extrême gauche et des mouvements pro-palestiniens: "Israël ne peut se présenter comme le seul héritier des victimes de la Shoah, qu'il ne saurait transformer de manière posthume en partisans de la création de l'État d'Israël, encore moins de la politique antipalestinienne que symbolise le leader de la droite et de l'extrême droite israéliennes". Il estime qu'il faut reprendre les négociations pour trouver une "solution à deux États, Israël et Palestine". M. Macron a dit vouloir " enclencher un dialogue exigeant avec Israël sur le suivi de ce protocole ". Le président français a également assuré " partager les inquiétudes israéliennes sur l'armement du Hezbollah ", le mouvement chiite libanais soutenu par l'Iran.

"Un jour, parce qu'on s'est tu, parce qu'on a pas voulu voir, le passage à l'acte intervient". Tout d'abord, ce dernier se trouvait à Paris ce dimanche consécutivement à une invitation formulée par le président français.

"La France se tient prête à appuyer tous les efforts diplomatiques menés dans ce sens", a ajouté le président français, pour qui Israël et un état palestinien doivent pouvoir "vivre côte à côte dans des frontières sûres et reconnues, avec Jérusalem comme capitale ". Il s'est dit "vigilant" quant à sa "mise en œuvre stricte".

Emmanuel Macron, qui a reçu début juillet le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, avait déjà à cette occasion réaffirmé le soutien de la France à une solution à deux Etats pour parvenir à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

De son côté Benjamin Netanyahu a pointé " le refus palestinien de reconnaître l'Etat d'Israël comme un Etat juif " comme étant le principal obstacle à la fin du conflit.

Après les commémorations de la rafle du Vél' d'Hiv, la diplomatie. "Emmanuel Macron sait qu'il n'y a que des coups à prendre sur ce dossier et qu'il doit se montrer prudent, il ne s'imposera pas dans de grandes manœuvres diplomatiques mais tentera de rechercher une position d'équilibre et placer la relation sous le signe de l'efficacité", décrypte David Khalfa, chercheur associé à l'Institut pour la prospective et la sécurité en Europe (Ipse).

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