La grogne des élus — Taxe d'habitation

François Baroin et les autres représentants de tous les territoires de France seront-t-ils convaincus? Le président de la République, qui reçoit ce lundi les associations d'élus au Sénat lors de la première Conférence nationale des territoires (CNT), sait qu'il va devoir trouver les mots justes pour convaincre les élus locaux. La taxe d'habitation représente une importante source de revenus pour les communes. "Je reste fermement contre cette mesure, car la taxe d'habitation, c'est d'abord un lien direct entre la collectivité et ses habitants", rappelle dans un entretien au Parisien lundi le président de l'Association des maires de France. Emmanuel Macron a promis de compenser le manque à gagner "à l'euro près". Selon lui, "cela remet clairement en cause la libre administration des communes et des intercommunalités qui ne dépendraient quasiment plus que du système de dotation de l'État". "Je ne fais pas confiance en l'État dans sa capacité à rembourser la suppression d'un impôt", a-t-il déclaré ce matin sur RTL. "Sur les trois dernières années, les collectivités locales ont réalisé 34% d'économie à l'échelle de toutes les dépenses nationales, alors que 80% de la dette est de la responsabilité de l'État.Là, je dis que trop, c'est trop!"

Le Sénateur de l'Aube François Baroin, a appelé à " donner sa chance à une nouvelle génération", estimant que Les Républicains devaient absolument se renouveler.

Ces dernières ayant subi bien trop de diminutions de leurs dotations ces dernières années peuvent légitimement s'inquiéter du lancement d'une réforme au coût significatif et dont la compensation - dont les modalités ne sont toujours pas précisées - repose entièrement sur des promesses d'économies.

Celui qui prétendait au poste de Premier ministre prône de travailler sur la revalorisation des bases d'imposition de la taxe d'habitation.

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