Macron prend position pour la solution à deux États

Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou commémorent ensemble le 75e anniversaire de la rafle du Vel d'HivPlus

Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou commémorent ensemble le 75e anniversaire de la rafle du Vel d'HivPlus

Retenus dans des conditions inhumaines pendant quatre jours, ils furent entassés sur les gradins du Vélodrome d'hiver (démoli en 1959), avant d'être déportés vers les camps de la mort.

L'invitation à participer dimanche à Paris aux commémorations de la rafle du Vel d'Hiv est 'un geste très, très fort', a salué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Soixante-quinze ans après la rafle du Vél d'Hiv à Paris, la France commémore ce dimanche la déportation de milliers de juifs.

"Ce serait faire beaucoup d'honneur à ces faussaires que de leur répondre. Mais se taire serait pire, ce serait être complice", a lancé Emmanuel Macron, sans la citer. "Car Vichy, ce n'était certes pas tous les Français, mais c'était le gouvernement et l'administration de la France ", dit-il. Je récuse les accommodements et les subtilités de ceux qui prétendent aujourd'hui que Vichy n'était pas la France. Ce dernier a violemment attaqué, sans le nommer, le Front national, qui conteste la responsabilité de la France dans la rafle. Le président devrait notamment rappeler l'importance de la lutte contre l'antisémitisme.

Martelant son pupitre, il a dénoncé avec flamme le racisme et l'antisémitisme " qui sont encore bien présents ". C'est la première fois qu'un Premier ministre israélien participe à la cérémonie d'anniversaire de l'un des épisodes les plus noirs de l'histoire de France. Le président de la République, Emmanuel Macron, accueille Benyamin Netanyahou, Premier ministre d'Israël.

"Nous ne cèderons rien à l'antisionisme car il est la forme réinventée de l'antisémitisme", déclenchant de nouveaux applaudissements.

Lundi, sur son blog, l'ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a lui aussi affirmé que "Vichy ce n'est pas la France". Le Parti communiste a quant à lui vivement protesté contre la venue du dirigeant israélien, qui n'est "pas l'homme" du message "fort de paix" que devrait porter la commémoration du Vel d'Hiv. Dans les pas de Chirac et Hollande Jacques Chirac avait été le premier président de la République à reconnaître, en 1995, la responsabilité de la France dans les persécutions antisémites et non celle du seul régime de Vichy. De son côté, le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker a fait savoir que le pays n'entrera pas dans l'union sans le respect de la démocratie. Il a aussi demandé à Emmanuel Macron, dont "il sait l'engagement à protéger tous les Français juifs", de faire en sorte que soit reconnu le caractère antisémite du meurtre de Sarah Halimi.

Le président de la République a par ailleurs évoqué l'affaire Sarah Halimi, cette femme juive défenestrée par un voisin musulman aux cris de "sheitane " (démon en arabe), et de ce "Allah Akbar", devenu un mode de revendication des islamistes avant un attentat.

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