Le pétrole termine en légère baisse à New York

Conséquence de l'augmentation de la production de l'Opep: Les prix du pétrole reculent

Réunion de l'Opep à Abu Dhabi : Le cas de la Libye et du Nigeria en débat

Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 52,49 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 12 cents par rapport à la clôture de lundi. Le baril de " light sweet crude " (WTI), référence américaine du brut, a lâché 22 cents et clôturé à 49,17 dollars sur le contrat pour livraison en septembre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours ont oscillé entre pertes et gains tout au long de la séance. "Les Emirats arabes unis, l'Irak, le Kazakhstan et la Malaisie ont exprimé leur soutien pour le mécanisme de surveillance de l'accord et leur volonté de coopération pour atteindre leurs objectifs", a pour sa part affirmé l'Opep dans un communiqué, sans citer de mesure précise de la part de ces pays.

L'Opep a dit mardi attendre un meilleur respect de son accord de baisse de la production de pétrole, au terme d'une réunion de deux jours avec d'autres producteurs à Abou Dhabi qui a surtout servi à tancer quatre pays à la traîne des efforts engagés pour rééquilibrer le marché mondial.

"Les rumeurs et déclarations qui sont ressorties de l'OPEP, relayées par les grandes agences financières, n'ont pas convaincu les investisseurs, car les plans du cartel pour augmenter le niveau de respect des objectifs se heurte à une hausse de la production de nombreux pays", a cependant estimé Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Selon des informations de presse, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a aussi indiqué vouloir réduire ses exportations de pétrole d'au moins 520.000 barils par jour en septembre.

Lors de la semaine achevée le 4 août, les réserves commerciales de brut ont reculé de 6,5 millions de barils, pour revenir à 475,4 millions, alors que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg tablaient sur une baisse de 2,2 millions de barils.

Très surveillée dans un contexte d'accélération persistante de l'activité des compagnies pétrolières aux Etats-Unis depuis l'automne, la production américaine s'est légèrement repliée, reculant de 7 000 barils par jour (b/j), à 9,423 millions de barils par jour (Mb/j).

"Les acteurs du marché en sont conscients et hésitent sans doute à faire monter les prix plus franchement face à la baisse des réserves américaines constatées ces dernières semaines", a noté le spécialiste.

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