Le scandale des oeufs contaminés au fipronil touche désormais la France

Maine-et-Loire Des œufs contaminés livrés en Maine-et-Loire

Des oeufs contaminés retrouvés dans cinq établissements

Le scandale alimentaire portant sur des millions d'oeufs en Europe aurait été identifié dès la fin 2016.

Le ministère de l'Agriculture a annoncé ce mardi soir que cinq entreprises françaises ont reçu des œufs contaminés au fipronil.

Une partie de la livraison se trouverait dans un établissement du Maine-et-Loire. Elle a réceptionné entre le 11 et le 26 juillet "32.400 oeufs originaires des Pays-Bas potentiellement contaminés au fipronil", une molécule toxique.

Dans un communiqué de presse, la société Igreca par la voix de Ludovic Justeau, l'un de ses co-dirigeants, explique avoir "identifié les lots produit finis fabriqué à partir des matières premières concernées". Des contrôles sont en cours sur "les documents de traçabilité concernant les lots de produits finis" et sur d'autres "lots reçus par ce même fournisseur depuis le 25 juillet". Lundi 7 août, le ministère de l'Agriculture a publié un communiqué indiquant que 13 lots d'ovoproduits contaminés au fipronil avaient été livrés à deux établissements de la Vienne et du Maine-et-Loire.

Le ministère a indiqué mardi 8 août que le nombre d'entreprises identifiées comme ayant importédes oeufs contaminés au Fipronil en provenance de Belgique et des Pays-Bas était passé de deux à cinq.

Selon le ministère, " seules les analyses engagées permettront de déterminer si le niveau de contamination de ces produits est susceptible de présenter un risque pour la consommation ".

Ces produits, en provenance des Pays-Bas où 180 élevages sont à l'arrêt après la découverte de résidus de fipronil, un insecticide normalement interdit d'utilisation sur les animaux, et qui aurait été utilisé contre les puces et acariens, et notamment pour neutraliser le pou rouge.

" En parallèle, poursuit Fany Molin, le ministère de l'Agriculture a sollicité l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) pour qu'une évaluation scientifique soit conduite en urgence et en fonction du résultat des analyses et de l'évaluation scientifique de l'Anses, on pourra estimer le risque éventuel pour le consommateur".

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