Les oeufs vendus en Belgique sont-ils sûrs?

La France n'est pas

Oeufs contaminés au fipronil en Europe : ce que l'on sait

Des lots ont été livrés à une entreprise angevine, spécialiste des produits à base d'œufs. La Belgique et le Royaume-Uni sont également concernés. Mais qu'on se rassure, il faudrait une très grande quantité d'œufs pour en constater des effets néfastes. En 2007, l'Union européenne exclut son utilisation pour les animaux destinés à la consommation, comme les poules, en raison de sa toxicité.

Après les Pays-Bas, la Belgique et l'Allemagne, la France est elle aussi touchée par l'affaire des oeufs contaminés. Les responsabilités ne sont pas encore clairement établies mais il ressort des premières observations, que l'antiparasitaire contenait du fipronil, un insecticide pourtant interdit d'utilisation dans les élevages d'animaux destinés à la chaîne alimentaire.

Surprises ou connus, celui-ci contenait illégalement le fameux fipronil, une molécule antipoux et tiques utilisée couramment dans les colliers insecticides pour chiens et chats. La crise s'est ensuite propagée en Allemagne, en Suisse et en Suède, où des millions d'œufs provenant des Pays-Bas, qui comptent près de 50 millions de poules pondeuses, ont été rappelés et détruits.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le fipronil est considéré comme "modérément toxique" pour l'homme. L'enquête pénale conduite par le NVWA sous l'autorité du parquet néerlandais, en collaboration avec la justice belge, sur le rôle d'entreprises et de fournisseurs dans l'introduction du fipronil au sein des élevages des Pays-Bas est encore en cours, a fait savoir Tjitte Mastenbroek.

Ces "établissements d'ovoproduits" sont situées dans la Vienne, le Maine-et-Loire, le Pas-de-Calais, le Nord et le Morbihan, a précisé le ministère, ajoutant que "des enquêtes de traçabilité sont en cours" pour "identifier la destination des produits déjà expédiés et susceptibles d'être contaminés". "J'attends des autorités compétentes qu'elles élucident rapidement et minutieusement ce dossier. En particulier la Belgique et les Pays-Bas en ont ici l'obligation", a déclaré le ministre allemand de l'Agriculture Christian Schmidt au quotidien Bild. On l'aura compris, l'entreprise a utilisé du fipronil dans son produit.

Ainsi, selon la chronologie révélée samedi 5 août par l'Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), celle-ci a reconnu avoir eu connaissance depuis juin d'un "problème de fipronil dans le secteur avicole", mais n'en avoir informé ses pays voisins, par un système d'alerte européen, que le 20 juillet.

Par ailleurs, selon lui "un danger pour la santé est pratiquement exclu". Aucun œuf de cet élevage n'a été mis sur le marché. Espérer qu'en perdant des plumes et du gras en automne, les poules perdront aussi le Fipronil qui s'y stocke... ou abattre les millions de poules pondeuses de ces élevages.

La Commission européenne a assuré que les élevages incriminés ont été identifiés et les oeufs infectés sont retirés du marché, précisant que la situation est sous contrôle, mais les politiques montent au créneau pointant du doigt un déficit en communication et exigeant de la transparence envers les consommateurs.

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