Attention les oreilles, festivals et discothèques vont devoir baisser le son

Chris Ryan                       Les discothèques doivent baisser le son

Chris Ryan Les discothèques doivent baisser le son

Discothèques et festivals vont devoir se soumettre à une réglementation plus stricte concernant le niveau sonore de la musique qu'ils diffusent. En ce mercredi 9 avril 2017, et afin de "protéger l'audition du public", plusieurs dispositions réduisant ce volume de décibels ont été publiées au Journal officiel. De manière générale la réglementation s'applique à tous les lieux diffusant de la musique amplifiée "à titre habituel" et dont la capacité d'accueil est supérieure à 300 personnes.

Le décret stipule que désormais, le niveau sonore moyen constaté dans les boîtes de nuit et évènement musicaux en plein air ne devra plus dépasser les 102 décibels. Une différence sensible, car l'échelle des décibels n'est pas linéaire: retirer 3 décibels correspond à diviser l'intensité sonore par deux. "Mais un batteur, si c'est du rock, on ne va pas lui demander de jouer au balai". "Et un public qui applaudit, qui hurle, ça va au-delà de cette limite" de 102 décibels, ajoute-t-il.

Nos confrères du Point rappellent que jusqu'ici et depuis 1998, le volume sonore moyen autorisé dans de tels contextes était de 105 décibels.

Et dans le but d'un respect de la mesure et d'une garantie, pour les visiteurs, de préserver leur ouïe, il sera maintenant demandé aux responsables de discothèques et de festivals d'afficher en continu le niveau sonore, de l'enregistrer et de pouvoir fournir les documents ainsi constitués dès que possible en cas de contrôle. Des "contraintes assez fortes" qui impliquent "des coûts supplémentaires" d'équipement pour les exploitants de salles et les entrepreneurs du spectacle, selon Angélique Duchemin.

Par ailleurs, les lieux concernés seront tenus d'informer le public sur les risques auditifs, de mettre à leur disposition gratuitement des protections auditives (du type bouchons d'oreilles), mais aussi de créer des "zones de repos auditif" ou, à défaut, mettre en place des "périodes de repos auditif" durant lesquelles le niveau sonore ne dépassera pas 80 décibels.

En France, 12 à 13% de la population, soit 6 à 8 millions de personnes sont touchées par des problèmes d'audition, selon l'association "Journée nationale de l'audition", JNA, qui organise tous les ans une campagne de prévention sur les risques liés au bruit, à l'occasion de la Journée nationale de l'audition. "Notre oreille commence à souffrir sans que nous le sachions à partir d'une exposition à 85 décibels pendant 8 heures", prévient le Centre d'information et de documentation sur le bruit.

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