Comment le scandale des œufs contaminés a rattrapé la France

Reporters  DPA

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En effet, des oeufs contaminés au fipronil ont été détectés aux Pays-Bas dès novembre 2016.

Ces cinq "établissements d'ovoproduits" sont situés dans la Vienne (200 tonnes) et le Maine-et-Loire, mais aussi dans le Pas-de-Calais, le Nord et le Morbihan, a précisé le ministère, ajoutant que "des enquêtes de traçabilité sont en cours" pour "identifier la destination des produits déjà expédiés et susceptibles d'être contaminés". Mais son utilisation est strictement interdite chez les animaux destinés à la ponte ou à la consommation humaine. "Dans le Maine-et-Loire, Igreca est la seule entreprise concernée par cette affaire", a indiqué la préfecture du Maine-et-Loire dans un communiqué.

"Les professionnels de l'amont [les producteurs d'oeufs, NDLR] ont été informés et il leur a été demandé de vérifier leurs approvisionnements", a ajouté le ministère où une réunion avec les acteurs de l'aval [collecteurs, transformateurs et distributeurs, NDLR] se tenait lundi soir pour faire le point sur la situation et renforcer la surveillance. Le ministère de l'Agriculture indique que "l'ensemble des produits encore présents dans ces établissements a été bloqué". Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation a aussi saisi l'Anses, l'agence nationale de la sécurité sanitaire de l'alimentation, "pour obtenir un avis sur les risques pour la santé humaine" en cas de consommation d'œufs ou de produits dérivés contaminés au fipronil. Le résultat de cette saisine est attendu pour la fin de la semaine.

Elles affirment avoir eu recours aux services de la société néerlandaise spécialisée dans la désinfection d'élevages ChickFriend, soupçonnée d'avoir frauduleusement employé du fipronil dans un produit antiparasitaire commercialisé sous le nom de DEGA 16.

L'entreprise assure avoir retiré " par précaution " dès lundi matin " tous les lots en provenance de ce pays, soit une cinquantaine de tonnes " et avoir effectué des rappels de produits, qui servent notamment à la fabrication de plats préparés et de pâtes, auprès de ses clients. Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Ce produit importé illégalement de Roumanie aurait été livré par un fournisseur belge, Poultry-Vision.

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Le scandale des œufs contaminés, qui touche les pays nordiques depuis le mois de juillet, a rattrapé la France. Selon Stéphane Nérault, président de Samo, l'entreprise a été informée dimanche après-midi par les autorités alimentaires de la présence dans ses stocks de "huit lots" contaminés en provenance des Pays-Bas.

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