Édouard Philippe confirme l'arrestation d'un suspect sur l'autoroute A16 — Levallois

Attentat à Levallois-Perret : six militaires blessés

Ce que l'on sait de l'auteur de l'attentat contre des militaires à Levallois-Perret

La voiture correspond à la description de celle qui a foncé sur six militaires de l'opération Sentinelle, mercredi matin, à Levallois-Perret.

" À l'heure où je parle, un suspect, qui était au volant du véhicule incriminé, a été interpellé sur l'autoroute qui relie Paris à Boulogne-sur-Mer", a déclaré le Premier ministre dans l'hémicycle.

Mais les policiers, qui cherchent à percer les mystères de leur unique suspect, devront probablement attendre plusieurs jours avant de pouvoir l'interroger: la garde à vue d'Hamou B. a été interrompue par son hospitalisation à Lille, pour traiter ses graves blessures par balles de mercredi. Mais il est actuellement en situation régulière.

La police s'attache désormais à "exploiter les éléments" découverts lors des perquisitions effectuées mercredi à son domicile de Bezons, en banlieue parisienne, et dans "d'autres points". Il n'y a pas eu d'interpellations, seulement des auditions libres de proches.

Selon M. Collomb, c'est "la sixième fois" que l'opération Sentinelle, qui mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis les attentats de 2015, est prise pour cible. Les militaires "ne sont pas formés" pour ce genre de mission, a-t-il ajouté sur RMC. Sentinelle "montre la contribution de l'armée française, de l'armée de terre à la sécurité du pays", a rétorqué sur RFI le président de l'Assemblée nationale François de Rugy, membre de la majorité présidentielle.

Certains de ses voisins ont déjà été entendus par la police.

Devant la commission défense de l'Assemblée il y a trois semaines, le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, s'est dit favorable à un redimensionnement de la mission à "3.000 hommes répartis sur des points clés", plus "3.000 autres en réserve" et "3.000 autres" qui se consacreraient à "l'anticipation", soit la préparation de scénarios inédits de crise.

"Il fait la prière, mais c'est pas un intégriste, c'est impossible, il est contre ça (les attentats jihadistes, ndlr)". Les dernières attaques en France ont tout particulièrement visé les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques.

Le samedi 5 août peu avant minuit, un jeune homme armé, souffrant de problèmes psychiatriques, avait forcé un contrôle à la Tour Eiffel. Il a affirmé qu'il voulait "commettre un attentat contre un militaire", avant d'être à nouveau hospitalisé en psychiatrie.

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