Une ONG allemande déroutée vers le navire anti-migrants en difficulté

Le bateau anti-migrants C-Star secouru par une ONG pro-réfugiés

Le bateau des identitaires anti-réfugiés va être secouru par une ONG pro-réfugiés

C'est ce qu'on appelle l'ironie du sort.

Un navire affrété par l'ONG Sea-Eye, qui vient au secours des migrants en Méditerranée, aurait été désigné pour porter secours au bateau des identitaires qui a émis un appel de détresse. L'ONG "Sea Eye", qui oeuvre pour le sauvetage des migrants en mer Méditerranée annonce, ce vendredi 11 août, être en route pour secourir le C-Star, un bateau affrété par des militants d'extrême droite dans le but.de saboter ces opérations de sauvetage. "Aider les navires en détresse est le devoir de tous en mer, sans distinction d'origine, de couleur de peau, de religion ou de convictions", écrit Michael Buschheuer, fondateur de Sea-Eye. "Nous sommes en train d'aller le récupérer".

Depuis quelques jours, le C-Star ne donnait plus de nouvelles. Sur place, le syndicat UGTT (Union générale tunisienne du travail) a demandé aux agents et employés des ports de ne pas permettre le ravitaillement du navire très controversé.

De son côté, l'équipe du C-Star confirme sur les réseaux sociaux de l'organisation Defend Europe que le bateau "a développé un léger problème technique durant la nuit". Un militant d'extrême droite a d'ailleurs twitté: "Nous avons un problème technique, mais nous n'avons pas besoin d'être sauvés". Ce navire de 40 mètres, battant pavillon de la Mongolie a été loué à Djibouti par le groupe d'extrême droite "Génération identitaire" grâce à une collecte de fonds sur internet qui a récolté 200'000 dollars depuis mi-mai. Defend Europe -nom de code de l'opération anti-migrants- s'en explique également sur Twitter. "Selon la convention COLREG, le bateau est considéré comme "non commandé et cette information a été envoyée aux bateaux environnants, selon le respect de la loi". A bord de leur bateau financé par une opération de crowd-funding, ils se sont donné pour mission de "montrer le vrai visage des ONG, soi-disant humanitaires, leur collaboration avec les mafias de passeurs et les conséquences mortelles de leurs actions en mer".

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