12 morts par "balles perdues" après des heurts — Kinshasa

Des policiers encadrent les corps de membres présumés de la secte Bundu dia Kongo ayant mené l'attaque du lundi 8 août à Kinshasa

Des policiers encadrent les corps de membres présumés de la secte Bundu dia Kongo ayant mené l'attaque du lundi 8 août à Kinshasa

Les violences dans la capitale et la province du Kongo central ont fait "19 tués, sept blessés et 31 interpellés", a ajouté le colonel Mwanamputu parlant d'un "bilan provisoire".

Au cours de la présentation officielle des présumés assaillants ce mercredi 9 août devant les ministres de l'Intérieur et de la Sécurité (Emmanuel Ramazani Shadari), de la Défense (Crispin Atama Tabe) et de la Communication et des Médias (Lambert Mende Omalanga), la police a affirmé que le but ultime de ce mouvement était de renverser les institutions.

Les "assaillants" visaient la télévision nationale et l'aéroport international de Kinshasa, selon lui. Des photos et des posters à l'effigie du gourou du mouvement Bundu Dia Mayala, Ne Muanda Nsemi, étaient également visibles.

À l'annonce du report, les assaillants présumés, dont trois femmes, ont été embarqués dans deux véhicules de la police.

La violence a éclaté lundi dans la capitale, Kinshasa, où des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers. Des fétiches et autres bâtons étaient déposés à même le sol devant eux. Ils vont être déférés "devant les juridictions compétentes", selon le porte-parole de la police.

Les partisans de Ne Mwanda Nsemi ont essayé d'attaquer très tôt la prison centrale de Makala, mais les forces de l'ordre déployées autour des installations pénitentiaires les ont délogés en tirant des coups de feu et des grenades lacrymogènes.

L'activité tournait au ralenti à Kinshasa (mégalopole de 10 millions d'habitants) mardi, pour la première des deux journées "ville morte" organisées par l'opposition qui demande la publication d'un calendrier électoral et le départ du président Joseph Kabila du pouvoir.

Dernières nouvelles