Certains ont été consommés par les Français sur Orange Actualités — Oeufs contaminés

La France est à son tour touchée par la crise du fipronil

ZOOM La France est à son tour touchée par la crise du fipronil. Karen Bleier AFP

La Commission a également annoncé vendredi qu'elle réunirait les pays concernés lors d'une réunion destinée à "tirer les leçons" de la crise, a priori le 26 septembre.

Des fermes sont toujours "bloquées" dans quatre pays où "on a confirmé l'utilisation illégale de ce produit": la Belgique et les Pays-Bas, d'où est partie la crise, ainsi que l'Allemagne et la France, selon cette source. Stéphane Travert assure la mise en place d'une "traçabilité qui sera systématique sur l'ensemble des œufs qui proviennent des élevages contaminés en Belgique et aux Pays-Bas, 86 élevages en tout".

"Nous sommes au courant depuis début juin qu'il y avait potentiellement un problème de fipronil dans le secteur avicole", a déclaré Katrien Stragier, une porte-parole de l'Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), à la télévision flamande VRT.

Les enquêteurs tentent désormais de savoir si les responsables des sociétés de désinfection de ces poulaillers ont utilisé le pesticide en toute connaissance de cause. "L'entreprise et les deux dirigeants (.), le négociant néerlandais, le fournisseur belge et son propriétaire sont soupçonnés d'avoir mis la santé publique en danger en fournissant ou en appliquant le produit fipronil dans les hangars avec des poules pondeuses" ainsi que d'"avoir détenu un biocide interdit", a déclaré le parquet néerlandais dans un communiqué.

Onze perquisitions ont été menées en Belgique jeudi, dans le cadre de l'enquête liée à la présence de d'insecticide dans des œufs, indique le parquet d'Anvers. Là encore, la justice n'a pas désigné nommément l'entreprise, mais elle est identifiée par les médias locaux comme le distributeur de produits désinfectants Poultry-Vision. L'enquête pénale a débuté à la mi-juillet, a précisé le parquet.

Les Pays-Bas savaient-ils?

Travert a ensuite donné la référence d'un "deuxième lot qui vient des Pays-Bas", portant le code 0NL43651-01, et qui est donc issu d'un élevage bio (car précédé d'un 0), comprenant "environ 48.000 oeufs qui ont été mis en vente par des magasins Leader Price entre le 19 et le 28 juillet". Nick Nermsen se présente comme un ancien associé du dirigeant de Poultry-Vision.

Pour l'heure, aucun cas de contamination d'œufs en coquille et de viandes dédiées à la consommation n'a été signalé. "Nous avons calculé que en prenant en compte des concentrations maximales de contaminants de fipronil dans les oeufs tels qu'ils ont été importés en Europe et du seuil de toxicité, il faudrait pour un adulte manger plus de dix oeufs par jour pour avoir un risque et pour un enfant de un à trois ans, plus d'un oeuf par jour", explique Gérard Lasfargues, Directeur adjoint aux affaires scientifiques chez Anses.

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