Le suspect, un Algérien, inconnu des services de police — Attaque à Levallois

Attaque contre des militaires en France: qui est l'algérien principal suspect

Attaque contre des militaires en France: qui est l'algérien principal suspect

Les enquêteurs ont découvert l'identité de l'agresseur présumé lors de son interpellation "musclée", après plusieurs heures de fuite au volant de sa BMW de location, repérée "grâce à des renseignements humains et des vidéos", selon la source policière. Un policier a également été touché par une balle perdue.

Après l'attaque contre six militaires à Levallois-Perret mercredi, plusieurs responsables politiques n'hésitent pas à mettre en doute l'opportunité de Sentinelle. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Les trois autres ont été plus légèrement blessés et conduits à l'hôpital militaire Bégin à Saint-Mandé (Val-de-Marne).

"Je veux dire (.) que leur état de santé n'inspire plus aucune inquiétude et que les blessures qu'ils ont subies sont fort heureusement relativement légères", a dit Edouard Philippe. Il a été blessé de cinq balles par des tirs des hommes de la BRI puis conduit à l'hôpital.

Le suspect. L'homme interpellé est Hamou B., un Algérien âgé de 36 ans.

L'homme, qui n'est pas fiché S ("sûreté de l'Etat"), était jusque-là seulement connu pour une infraction à la législation sur les étrangers, selon la source policière.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie mercredi de l'enquête sur les militaires renversés à Levallois-Perret, enquête pour tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste. Sa garde à vue reprendra si les médecins jugent son état satisfaisant. En attendant l'interrogation effective de ce suspect, les policiers vont procéder à une perquisition dans son domicile aux Yvelines ainsi qu'auprès de ses proches. Il affirmera avoir visé des militaires.

Mercredi, six d'entre eux ont été blessés dans la banlieue parisienne par le conducteur d'une voiture qui a foncé sur eux délibérément. Une attaque "délibérée" qui cible une nouvelle fois les forces armées et relance le débat.

À droite, le député Les Républicains Daniel Fasquelle a expliqué sur la même antenne que "le dispositif est évidement à remettre à plat, à revoir ".

"Si on annulait le dispositif, ça serait un signal pour les djihadistes qu'ils ont réussi, qu'ils ont marqué un point", estime-t-il avant de poursuivre: "Ça serait très mauvais".

" Il faut avant tout annuler la baisse du budget de l'armée ", a-t-il dit, faisant allusion aux annulations de 850 millions d'euros de crédits de la défense en 2017".

Sentinelle "montre la contribution de l'armée française, de l'armée de terre à la sécurité du pays", a plaidé le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM).

Dernières nouvelles