Merkel contre "l'escalade verbale" — Corée du Nord

Trump a adressé un

Le secrétait d'État américain Rex Tillerson lors d'une conférence de presse à Riyad le 20 mai 2017

"Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, et prêtes à l'emploi, si la Corée du Nord se comporte imprudemment". Depuis plusieurs mois déjà, la tension est grandissante entre Pyongyang et Washington.

Le régime nord-coréen a de son côté accusé le président des Etats-Unis de conduire la péninsule coréenne au bord d'une guerre nucléaire.

Le même jour, l'agence KCNA a annoncé, citant un communiqué des Forces stratégiques nord-coréennes, que Pyongyang étudiait la possibilité de frapper les bases américaines de Guam, à 4.000 km de Pyongyang, par des missiles stratégiques Hwasong-12.

Le Pentagone a cependant déclaré vendredi que ces manuvres annuelles conjointes débuteraient comme prévu le 21 août. "Espérons que Kim Jong-un trouvera une autre voie!", a posté le président américain sur le réseau social. S'ils ne bougent pas, leur crédibilité en souffrira en raison de la surenchère verbale de Donald Trump.

L'île de Guam est un petit territoire américain perdu au large des Philippines, dans l'océan Pacifique.

Loin d'essayer de faire retomber la fièvre, Donald Trump a redoublé de virulence face à la Corée du Nord en estimant que sa formule "le feu et la colère" promis à Pyongyang n'était "peut-être pas assez dure".

Ces propos de M.Trump font suite à un échange de menaces entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. L'ennemi a changé, cette fois, puisque c'est la Corée du Nord qui est ciblée par le milliardaire.

Certes, la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a approuvé samedi une septième volée de sanctions économiques internationales contre la Corée du Nord, en réponse au tir par ce pays de tirs de missiles intercontinentaux.

D'ailleurs, il a précisé que les Etats-Unis ne parlaient pas d'une frappe préventive contre la Corée du Nord, mais qu'ils étaient toujours prêts à négocier.

Sergueï Lavrov a déclaré vendredi que la Russie et la Chine proposaient un plan de résolution de la crise passant précisément par un gel des tirs de missiles nord-coréens et par un moratoire sur les manoeuvres américano-sud-coréennes.

"La partie qui est la plus forte et la plus intelligente" devrait effectuer le premier pas, a dit le ministre russe des Affaires étrangères lors d'une intervention devant des étudiants russes retransmise par la télévision publique.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré quant à elle qu'il n'y avait pas de "solution militaire" à cette crise.

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