Nomination de trois iraniennes dans le cabinet élargi du président Hassan Rohani

Le président iranien Hassan Rouhani à Ardabil en Iran le 17 mai 2017

Le président iranien Hassan Rouhani à Ardabil en Iran le 17 mai

Réélu en mai, M. Rohani est critiqué depuis plusieurs jours, des responsables affirmant qu'il aurait finalement renoncé à nommer des femmes ministres et accordé très peu de place aux réformateurs qui l'ont soutenu dans la campagne.

Massoumeh Ebtekar a été nommée vice-présidente en charge des affaires féminines et Laya Joneydi s'occupera des affaires légales.

Un ministre et neuf vice-présidents doivent encore être désignés mais il ne s'agira a priori pas de femmes. Il y a encore quelques semaines, elle avait affirmé espérer "deux ou trois ministres femmes " au sein de ce gouvernement dont la moyenne d'âge avoisine les 58 ans. Contrairement aux ministres, les vice-présidents n'ont pas besoin d'obtenir la confiance du Parlement, qui doit se prononcer sur chaque ministre pressenti.

Mais rien ne garantit que ces nominations suffiront à calmer la grogne, notamment parmi les réformateurs, qu'avait provoquée l'absence de femmes à des postes ministériels.

"D'une façon totalement stupéfiante et incroyable, le président a ignoré les demandes des femmes en présentant le gouvernement", a déclaré mercredi Parvaneh Salahshouri, présidente du groupe parlementaire des femmes devant le Parlement. Le gouvernement sortant comprend trois vice-présidentes. Il a souligné, selon les médias iraniens, que la délégation de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, venue à Téhéran samedi pour assister à la cérémonie d'investiture du président Rohani, ne comprenait pratiquement que "des femmes, ce qui était lourd de signification".

Le Parlement commencera à voter la confiance dans une semaine. A ce jour, l'ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique entre 2005 et 2013, demeure le seul président depuis la Révolution islamique de 1979 à avoir nommé une femme dans le gouvernement lors de son second mandat.

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