La Corée du Nord précise son plan d'attaque sur Guam

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La Russie s'est jointe à l'Allemagne pour critiquer la guerre des mots entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Deux jours après la menace du président américain de déclencher "le feu et la colère" sur le pays si celui-ci continue à menacer les États-Unis, c'est justement ce qu'a (re) fait Pyongyang.

"La présidence sud-coréenne a dit son " espoir " que la conversation entre Donald Trump et Xi Jinping permette " de faire baisser les tensions, qui n'ont jamais été aussi fortes, et de passer à une nouvelle phase pour résoudre ce problème ". Hier, la maison Blanche a émis un communiqué dans lequel elle appelle la Corée du Nord à "cesser son comportement provocateur et porté à l'escalade".

Selon l'agence officielle KCNA, l'armée nord-coréenne aura achevé à la mi-août ses plans pour une attaque contre ce territoire américain du Pacifique.

En réponse, le Japon a commencé samedi à déployer son système de défense antimissile Patriot, après les menaces de Pyongyang. "Peut-être que la (précédente) déclaration n'a pas été assez dure".

Pékin prône une résolution "négociée", renvoyant dos à dos Washington et Pyongyang.

Lors de l'entretien téléphonique, M. Trump a assuré, selon la télévision chinoise, que "pour le moment, les relations américano-chinoises sont sur la bonne voie". "Je n'en parle jamais", a-t-il dit. La Chine, le seul véritable allié du régime nord-coréen, a exhorté à éviter "les paroles et actions" susceptibles d'accroître la tension dans la péninsule.

La Chine a proposé à plusieurs reprises un double "moratoire": l'arrêt simultané des essais nucléaires et balistiques nord-coréens et des manoeuvres militaires conjointes de Washington et Séoul. "Je vois en revanche les efforts continus du Conseil de sécurité des Nations unies et ses résolutions concernant la Corée du Nord". "Notre réveil a été bousculé par l'annonce dans les médias d'une potentielle revanche de la Corée du Nord". Les deux présidents "ont réitéré leur engagement mutuel envers une dénucléarisation de la péninsule coréenne", a indiqué la Maison-Blanche.

" Il y a des moyens de communication ad hoc avec la Corée du Nord mais rien qui n'ait été testé vraiment et puisse résister au stress en temps de crise", estime Jon Wolfsthal, un expert en non-prolifération qui a conseillé l'ex-président Barack Obama. Le président américain a promis vendredi une "grande conférence de presse" lundi à Washington, sans autres précisions. "L'armée nord-coréenne apportera les touches finales à son projet contre Guam d'ici la mi-août et le soumettra pour évaluation au jeune dirigeant nord-coréen", ajoute-t-il. La Corée du Nord a procédé le 28 juillet au tir d'un second engin similaire. Depuis le territoire américain de Guam, au cours d'une escale prévue de longue date, il a insisté mercredi sur le fait qu'il n'existait à ses yeux "aucune menace imminente".

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