Oeufs contaminés : 17 pays touchés dont la Suisse et Hong Kong

Cinq entreprises françaises

Cinq entreprises françaises"ont reçu des oeufs contaminés au fipronil provenant des Pays Bas et de Belgique 1/2

Finalement, la Commission européenne n'a été alerté que le 20 juillet.

Un deuxième lot en provenance des Pays-Bas comprenant environ "48.000 œufs a été mis en vente par les magasins Leader Price entre le 19 et le 28 juillet".

Alors que les premiers résultats sur la toxicité des produits fabriqués en France avec les œufs contaminés au fipronil seront rendus publics aujourd'hui, l'enquête sur la fraude à l'origine de la contamination a connu des rebondissements hier. Mais selon les médias néerlandais, il s'agit de ChickFriend, largement mise en cause par les éleveurs touchés.

Selon la Commission européenne, des oeufs suspects ont été distribués -frais, cuits ou sous forme liquide- en Suisse, à Hong Kong, en France, en Suède, au Royaume-Uni, en Autriche, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Slovénie et au Danemark.

La Belgique a par ailleurs accusé les Pays-Bas d'avoir traité avec légèreté une information anonyme reçue en novembre 2016 sur l'utilisation de fipronil dans les élevages néerlandais.

Près de 6.000 litres de l'antiparasite auraient été saisis en juillet à Poultry-Vision. "C'est absolument le cas pour celle-ci", a reconnu jeudi la ministre néerlandaise de la Santé Edith Schippers.

Le ministre de l'agriculture français, Stéphane Travert, a révélé qu'en avril 2017, "deux centres d'emballage d'œufs dans le Nord et la Somme ont reçu des œufs contaminés en provenance des Pays-Bas et de Belgique ".

Le scandale avait démarré de façon retentissante la semaine dernière par le retrait de millions d'oeufs des supermarchés allemands et néerlandais.

Au total, 17 pays, dont 15 membres de l'UE, sont donc touchés. Aucun œuf produit en France (donc portant le code FR sur sa coquille) n'est concerné par cette contamination. La ministre de la Santé de Hong Kong, Sophia Chan, a déclaré ce samedi que les autorités locales renforçaient leurs contrôles. L'enquête, pour l'instant, est surtout en cours aux Pays-Bas et en Belgique.

Le fipronil, un insecticide destiné à éradiquer le pou rouge et interdit dans les élevages approvisionnant la chaîne alimentaire, a pourtant été utilisé dans des dizaines d'exploitations avicoles aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne...

En Belgique, 26 personnes et entreprises sont aussi ciblées par les enquêteurs.

Le ministre a fait état d'un avis de l'Agence de sécurité de l'alimentation, l'Anses, qui confirme, selon lui, que "le risque pour la santé humaine est très faible au vu des niveaux de fipronil qui sont constatés dans les oeufs contaminés, mais aussi au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire".

Selon les médias, l'entreprise responsable, ChickFriend, aurait acheté son désinfectant à la société belge Poultry-Vision.

Intérrogée par le quotidien Le Parisien, Fany Molin, sous-directrice de la sécurité sanitaire des aliments a fait savoir qu'il peut y avoir un risque à moyen ou long terme si l'on consomme régulièrement des produits ayant un niveau important de fipronil, mais il n'y a pas de risque de s'empoisonner en mangeant une brioche qui en contiendrait des traces.

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