Soins funéraires pour les séropositifs : des associations dénoncent les "stigmatisations" des thanatopracteurs

Colère d'Act Up et Aides contre des thanatopracteurs qui refusent de prendre en charge des séropositifs

Colère d'Act Up et Aides contre des thanatopracteurs qui refusent de prendre en charge des séropositifs

La mesure prendra effet le 1er janvier 2018, comme le rapporte l'arrêté publié au Journal officiel.

Un syndicat de thanatoprateurs demande à la ministre des solidarités et de la santé de revenir sur sa décision d'autoriser les soins funéraires sur les défunts ayant été porteur du VIH ou d'hépatites.

Une pétition, lancée le 20 Août dernier, par un syndicat de thanatopracteurs évoque ainsi "un procédé invasif où le risque de piqure et coupure est réel, malgré le port d'équipements de protection.sans possibilité de traitement curatif".

Les soins de conservation des corps (thanatopraxie), qui visent à retarder la décomposition, consistent notamment à injecter un produit antiseptique et conservateur à la place du sang. "Oser dire que les proches du défunt peuvent se recueillir dans les mêmes conditions est donc faux, et même outrancier au regard de l'expérience de nombreux proches depuis 30 ans". Depuis 1986, ces soins étaient interdits aux personnes décédées séropositives et atteintes d'hépatites virales, par crainte de contamination. Jusqu'à présent, il existait une interdiction de pratiquer des soins funéraires sur les corps des personnes porteuses du VIH ou de virus hépatiques. Les associations exhortent également les professionnels à simplement se plier, comme les "chirurgiens par exemple", aux précautions universelles concernant les "gestes et soins invasifs". S'ils n'obtiennent pas gain de cause, les thanatopracteurs menacent d'exercer leur droit de retrait.

Dernières nouvelles