Journée difficile pour les voyageurs d'affaires, ce mardi 12 septembre

Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez se sont vus avec d'autres responsables syndicaux en secret au début de l'ét

Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez se sont vus avec d'autres responsables syndicaux en secret au début de l'ét

Il suffit pour s'en convaincre de se rappeler le précédent du 7 septembre 2010. Des manifestations sont également prévues dans plusieurs dizaines de villes en France, dont Paris, Marseille et Lyon, mardi 12 septembre, à l'initiative de la CGT, de Solidaires et de la FSU. Conséquence, la cadence sera plus faible qu'un jour normal de semaine.

Il est prévu "qu'un train sur deux" circule sur la ligne B du RER avec un changement de train à la gare du Nord.

Les manifestations et grèves contre les ordonnances du code du travail devraient perturber le trafic, en particulier sur les rails. Des perturbations pour les usagers sont à prévoir. Sur la ligne B, il n'y aura, en revanche, qu'un seul train sur deux. Des perturbations sont à prévoir "pour certains trafics TER selon les régions ".

Cependant, Air France, de son côté, n'exclut pas "des retards et des annulations de dernière minute", dans un communiqué diffusé sur le site Internet de la compagnie aérienne. Le métro parisien lui, ne devrait pas être affecté par la grève selon les prévisions de la RATP. Le préavis déposé par le premier syndicat de la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) ne devrait pas entraîner de perturbation, selon l'Aviation civile.

Chez Air France, les trois syndicats CGT, FO et SUD ont déposé des préavis de grève pour le 12 septembre mais le groupe n'a pas émis de prévisions estimant qu'il était "trop tôt pour se prononcer sur l'impact éventuel de ce mouvement sur le programme de vol de la compagnie". La CGT a de son côté appelé à protester demain contre le nouveau texte, qui selon elle "donne les pleins pouvoirs aux employeurs".

Dans le secteur pétrolier, la FNIC-CGT appelle au débrayage. "Pas une goutte de produit pétrolier ne doit sortir de nos raffineries, de nos dépôts", écrit la FNIC-CGT. Force ouvrière (FO) appelle, elle, à ne pas manifester. L'alliance Unsa - CFE-CGC Énergies appelle aussi à rejoindre le mouvement, car les salariés des industries électriques et gazières "seront directement touchés demain ".

Les fédérations FO couvrant la Fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale ont déposé un préavis de grève qui court du 11 septembre au 11 octobre "sous le signe de la résistance syndicale contre toutes les attaques subies" dont le "gel du point, la hausse de la CSG, le rétablissement du jour de carence, les coupes budgétaires sur les collectivités et établissements, les attaques portées contre le statut des fonctionnaires".

Bien que la réforme du travail ne concerne que le secteur privé, Solidaires, la FSU et FO ont appelé à la grève dans le secteur public.

Sur la route, les fédérations CGT et FO des transports ont appelé les routiers à faire grève, ce qui pourrait se traduire par de forts ralentissements en cas d'opérations escargots ou de barrages filtrants aux péages autoroutiers. Ce mouvement n'est pas à proprement parler politique, mais se présente plutôt comme une fronde sociale contre les ordonnances réformant le droit du travail - Les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon appellent à manifester, eux, le 23 septembre prochain. Le climat s'est tendu vendredi après le discours d'Emmanuel Macron qui, depuis Athènes, a averti qu'il serait "d'une détermination absolue" et ne "cèderai (t) rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes".

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