Boris Faure se confie après son agression par un député LREM

Boris Faure nie le harcèlement dont l'accuse son agresseur Capture d'écran Youtube

En marge de l'enquête sur son agression à coups de casque par le député M'jid El Guerrab (LREM), le cadre du PS Boris Faure a démenti mercredi 13 septembre toute insulte raciste et tout harcèlement à l'encontre du député ex-LREM.

Ce matin, Boris Faure était l'invité de la matinale de France Inter. De la même manière, Boris Faure conteste "solennellement" avoir insulté le député de "sale arabe", comme l'ont rapporté l'intéressé et un témoin: "Il n'y a eu a dans ma bouche aucune insulte raciste (...), tout ça c'est du roman de gare, tout ça c'est ce que j'appelle la deuxième agression, encore plus violente, c'est l'agression de la diffamation". M'jid El Guerrab a été mis en examen pour "violences volontaires avec arme". Comme il y a eu des tensions lors de la campagne législative [remportée par M'jid El Guerrab, pour les Français du Maghreb, Ndlr], je me dis que [le jour des faits] c'est le bon moment, parce que je le croise, d'avoir une conversation amicale.

Deux semaines après l'agression, il porte encore des séquelles.

"Quand il est venu dans ma circonscription pour candidater j'ai considéré que je n'avais pas à le soutenir", a expliqué Boris Faure, qui nie cependant le harcèlement dont l'accuse son agresseur: "Si le harcèlement, c'est échanger 60 SMS en trois ans..." .

Pour lui, les propos tenus par M'Jid El Guerrab, qui a indiqué avoir réagi à des insultes racistes, sont "du mensonge éhonté".

Surtout, Boris Faure tient à nier les accusations de racisme proférées par M'jid El Guerrab, dont les parents sont marocains. Les deux hommes se connaissent, et ont travaillé ensemble plusieurs années avant que M'jid El Guerrab ne rejoigne les rangs de En Marche. On voit là que sur le plan juridique, il y a un no man's land institutionnel. Un député pris en flagrant délit reste un député. "Il y a quelque chose à régler", a-t-il conclu. Quant aux excuses présentées par M'jid El Guerrab, il n'en a que faire: "Je ne crois pas au pardon, je crois à la justice".

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