Europe : Ce qu'il faut retenir du discours de Jean-Claude Juncker

L'Europe a

Australie: Juncker veut conclure des accords commerciaux d'ici 2019

En effet, il a rappelé sa volonté à ce qu'il n'y ait pas "travailleurs de seconde classe" au sein de l'Union et que "ceux qui font le même travail, sur un même lieu, doivent toucher le même salaire". "La Commission fera des propositions concrètes en ce sens en décembre", a dit M. Juncker.

Jean-Claude Juncker a par ailleurs proposé la création d'une "autorité commune" contrôlant la mise en oeuvre "partout" dans l'UE des dispositions encadrant le recours aux travailleurs détachés, aujourd'hui accusées de favoriser le dumping social.

Le Luxembourgeois a en outre annoncé un "cadre" européen sur le contrôle des investissements étrangers dans l'Union européenne afin de protéger les secteurs stratégiques, qui répond notamment aux inquiétudes sur les acquisitions chinoises. "Si une entreprise publique étrangère veut acquérir un port européen stratégique, une partie de notre infrastructure énergétique (.) ou une de nos sociétés dans le domaine des technologies de défense, cela ne peut se faire que dans la transparence à travers un examen approfondi et un débat", a plaidé Jean-Claude Juncker. Cette proposition cible tout particulièrement les investisseurs chinois, dont l'appétit pour les entreprises industrielles de pointe européennes a beaucoup inquiété ces dernières années.

D'autres, comme les pays nordiques, s'étaient dit réticents car, de tradition libérale, ils sont attachés à l'ouverture des marchés.

Il compte ouvrir des négociations commerciales avec l'Australie (19e partenaire commercial de l'UE) et la Nouvelle-Zélande (49e partenaire commercial), qu'il souhaite conclure avant la fin de son mandat en 2019. "Ce ministre européen de l'Economie et des Finances sera bien évidemment responsable devant ce Parlement européen", a ajouté M. Juncker, rejetant en revanche l'idée d'un parlement spécifique de la zone euro, caressée par M. Macron. Le MES a été créé pour répondre aux crises financières dans la zone euro, comme dans le cas de la Grèce. "Ce ministre européen de l'Economie et des Finances devrait coordonner l'ensemble des instruments financiers de l'UE lorsqu'un État membre entre en récession ou est frappé par une crise menaçant son économie", a-t-il continué.

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