Le sommet Afrique-Israël de Lomé reporté sine die

Sommet Afrique-Israël : L'état hébreu et le Togo décident de reporter la rencontre d'octobre prochain pour une

Le sommet Israël-Afrique reporté à une date non précisée

Au Togo, pour la première fois, un sommet Israël-Afrique, qui devait marquer le rapprochement entre Israël et bon nombre de pays africains, devait se tenir le mois prochain, entre le 23 et le 27 octobre, mais ce sommet a finalement été reporté à une date non déterminée.

"A la demande du président du Togo et après des consultations mutuelles avec le Premier ministre (Benjamin Netanyahu), il a été décidé de reporter la tenue du sommet (...) à une date qui sera convenue d'un commun accord", affirme le porte-parole du ministère, Emmanuel Nahshon, dans le communiqué rendu public lundi.

Annoncé dans un premier temps par le ministère israélien des Affaires Etrangères, le report de la première édition du sommet Afrique-Israël a été confirmé en fin de journée de ce 11 septembre par un communiqué de la présidence de la république togolaise. C'est la situation politique interne au Togo qui aurait conduit à cette décision. Le sommet Israël-Afrique avait pour objectif d'entériner le retour de l'État juif sur le continent africain après plusieurs années de tentatives israéliennes. Si le Président du Togo, Faure Gnassingbé, veut justifier ce report par la recherche d'une optimisation des "préparations et d'assurer la réussite de cet événement", on peut comprendre que les effets des derniers mouvements politiques à l'intérieur du pays sont aussi passés par là et n'ont pas fait du bien à une telle organisation. Plusieurs pays africains, l'Afrique du Sud en tête, avaient affiché leur opposition à ce sommet et œuvré à son annulation. Le site d'information marocain "le1.ma" a rapporté que "malgré tout le réseau mobilisé par Simon Solomon, président du lobby africain à la Knesset, et de ses très influents acolytes Merav Michaeli et Pnina Tamano-Shata, aucune rencontre n'a été possible entre Benjamin Netanyahu et l'ex-présidente de la Commission de l'Union africaine, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma". Il était utopique pour Israël de croire que les pays africains, qui ont majoritairement témoigné leur soutien et leur sympathie à la lutte du peuple palestinien, allaient accepter aussi facilement de participer à ce genre de rencontres.

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